Hollande: plus "d'autorisation de manifester" si "les biens et les personnes" sont menacés

Hollande: plus "d'autorisation de manifester" si "les biens et les personnes" sont menacés

Publié le 15/06/2016 à 13:12 - Mise à jour à 13:14
©Jean-Sébastien Evrard/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Après les débordements de la manifestation du mardi 14 juin, la réaction politique n'a pas tardé. L'Elysée a décidé que les défilés où la sécurité n'est pas garantie seront interdits.

François Hollande a annoncé mercredi en Conseil des ministres qu'il n'y aurait plus d'autorisation de manifester si la préservation des "biens et des personnes" ne pouvait être "garantie", a rapporté le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll.

"A un moment où la France accueille l'Euro, où elle fait face au terrorisme, il ne pourra plus y avoir d'autorisation de manifester si les conditions de la préservation des biens et des personnes et des biens publics ne sont pas garantis", a déclaré le chef de l'Etat selon Stéphane Le Foll, au lendemain de nouvelles violences lors d'une manifestation à Paris contre la loi Travail.

Plus tôt dans la matinée, le chef du gouvernement Manuel Vals était revenu également, à l’antenne de France Inter, sur la manifestation qui a dégénéré mardi 14 juin à Paris. Il a explicitement interpellé la CGT, lui demandant d'arrêter les grandes manifestations à Paris, assurant qu'il ne "changera pas" la loi travail. Il a également tenu à dénoncer "l'attitude ambiguë" du syndicat à l'égard des casseurs.

"Le gouvernement ne changera pas un texte qui est déjà le résultat d'un compromis avec les syndicats réformistes il y a plusieurs mois", a déclaré le Premier ministre sur France Inter. "Je demande à la CGT de ne plus organiser ce type de manifestations sur Paris et au cas par cas, car vous savez qu'on ne peut pas prononcer une interdiction générale, nous prendrons, nous, nos responsabilités", a-t-il dit, fustigeant des casseurs "qui voulaient sans doute tuer" des policiers et "une attitude ambigüe du service d'ordre de la CGT qui n'assume plus ses responsabilités".

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP


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Les casseurs ont notamment brisé plusieurs vitres de l'hôpital Necker.

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