Hydroxychloroquine : Renaud Muselier monte au créneau face à Olivier Véran

Auteur(s)
FranceSoir
Publié le 24 octobre 2020 - 15:17
Image
Le président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur Renaud Muselier (LR), le 12 mai 2014 à Lyon
Crédits
© JEFF PACHOUD / AFP/Archives
© JEFF PACHOUD / AFP/Archives

Après la décision de l’ANSM de ne refuser une recommandation temporaire d’utilisation pour l’hydroxychloroquine contre la Covid-19, le président de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Docteur Renaud Muselier monte au créneau.

En refusant d’accorder une recommandation de hydroxychloroquine contre la #COVID19, l’@ansm

va à l’encontre des principes fondamentaux de la médecine. Laissez le Professeur @raoult_didier

et les médecins de l’@IHU_Marseille soigner ! Mon courrier à @olivierveran

« Cette décision est révoltante à plus d'un titre. À partir de lundi, les équipes de cet institut exceptionnel ne pourront plus soigner les patients selon le protocole appliqué depuis mars 2020. Est-ce à dire que vous choisissez de priver des médecins de faire leur devoir, de soigner leurs patients ?», écrit le Docteur Muselier.  Il rappelle en outre que les médecins de l'IHU «ont prêté le serment d'Hippocrate comme les autres» et «ont fait plus de 10 ans d'études comme les autres».

Il rajoute quelques chiffres sur l’action de l’IHU du professeur Raoult dans la lutte contre la Covid 19 « 8990 patients ont été suivis à l'IHU, dont 5.807 ont été traités avec le protocole Hydroxychloroquine/Azythromicine, pour 30 patients décédés. 155.000 personnes ont été testées depuis le début de la crise, ce qui fait de Marseille l'un des plus grands sites de dépistage d'Europe, pour la première vague ».

De plus il interpelle le ministre de la Santé avec une question lourde de conséquences: «Allez-vous laisser cette agence décider des soins prodigués dès lundi par des praticiens hospitaliers, des professeurs de médecine dépendant de la Faculté de médecine de Marseille, nommés par le Ministère, et ceci en totale contradiction avec les principes fondamentaux de la médecine ?».

L'IHU avait déposé une recommandation temporaire d'usage (RTU) en août 2020 afin de formaliser les prescriptions et cette demande a été refusé par un courrier de l’ANSM (Agence Nationale de la Santé et du médicament) ce 21 octobre. Les médecins et chercheur de l’IHU sont choqués par ce refus « Ce qui nous choque, c'est que pendant que l'ANSM et le ministère de la Santé refusent une RTU, elles organisent parallèlement la distribution gratuite du Remdesivir dont la toxicité rénale est bien connue et l'efficacité contestée. On ne comprend pas ce deux poids, deux mesures. Mais on va continuer à se battre pour poursuivre notre mission hospitalière».

Renaud Muselier fini en expliquant que c'est «une question grave et son issue est fondamentale dans le contexte d'une crise sanitaire. La réponse est entre vos mains».

Comme nous écrivions hier, un recours ou une plainte au pénal semble se profiler si le ministre de la Santé ne se saisit pas de ce problème épineux.