"Interdit aux blancs": un festival "afrofeministe" organisé à Paris crée la polémique

"Interdit aux blancs": un festival "afrofeministe" organisé à Paris crée la polémique

Publié le 29/05/2017 à 11:57 - Mise à jour à 12:13
©Capture d'écran
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Un festival "afroféministe" organisé à La Générale depuis dimanche crée la polémique car la grande majorité de ses espaces sont réservés aux femmes noires ou "racisés". L'évènement accusé d'être "interdit aux blancs" ou de renforcer le communautarisme a donc suscité des réactions indignées aussi bien de l'extrême droite que des associations de lutte contre le racisme et les discriminations.

L'évènement a provoqué des réactions indignées du Front national, de la maire (PS) de Paris Anne Hidalgo mais aussi d'associations de lutte contre le racisme et les discriminations. En cause, le festival "afroféministe" Nyansapo, organisé par le collectif Mwasi à La Générale, dans le 11e arrondissement de la capitale.

L'évènement qui a débuté dimanche 28 et doit se clôturer le 30 juillet prochain est en effet destiné aux femmes noires et métisses. Une thématique qui a vite fait réagir le secrétaire départemental du FN à Paris Wallerand de Saint-Just qui par communiqué a dénoncé l'organisation, dans des locaux appartenant à la mairie de Paris d'un festival, "interdit aux blancs".

Expression reprise par Anne Hidalgo qui a fait part de son intention de saisir le préfet pour obtenir l'interdiction de l'évènement. "Je me réserve également la possibilité de poursuivre les initiateurs de ce festival pour discrimination", a-t-elle déclaré sur Twitter.

La mairie a toutefois précisé que ses locaux sont loués à La Générale, et que par conséquent la Ville n'a pas son mot à dire quant à la nature des évènements qui s'y déroulent.

Sur son site, le collectif présente le festival comme à "80% consacré à un espace non mixte femmes noires". Le reste étant réservé à deux espaces toujours non mixtes "personnes noires" et "femmes racisées", et enfin à un dernier espace "ouvert à tou.te.s".

Pour SOS  Racisme "ce festival est une faute –sinon une abomination– car il se complaît dans la séparation ethnique" et est "symptomatique de groupes qui entraînent l’intéressante étude de l’intersectionnalité (cumul de plusieurs critères) dans des divisions sans fin et dans des replis sans issue".

Même son de cloche du côté de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) pour qui "le combat antiraciste devenu l'alibi d'un repli identitaire".

Dans un communiqué commun, La Générale et le collectif Msawi se sont dits "victimes d’une campagne de désinformation et de fake news orchestrée par l’extrême droite la plus moisie" et par laquelle les associations antiracistes "se laissent manipuler". Insistant sur le fait que l'évènement est "tout public en dehors des ateliers de travail", le texte fait remarquer "que lorsque la question de la race n’est pas évoquée, les groupes de discussion féministes +entre femmes+ n’ont jamais posé de problème à grand monde".

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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L’événement est organisé par le collectif Mwasi.

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