Affaire des assistants au parlement européen: l'enquête va s'intéresser à Jean-Luc Mélenchon

Affaire des assistants au parlement européen: l'enquête va s'intéresser à Jean-Luc Mélenchon

Publié le :

Mardi 18 Juillet 2017 - 15:46

Mise à jour :

Mardi 18 Juillet 2017 - 16:07
© Anne-Christine POUJOULAT / AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Le quotidien "Le Parisien" révèle que l'enquête ouverte suite à la dénonciation par une eurodéputée FN d'élus salariant comme assistant parlementaire des collaborateurs travaillant seulement pour leur parti allait maintenant concerner Jean-Luc Mélenchon. Marine le Pen, elle, a déjà été mise en examen pour des faits similaires.

L'affaire sur les soupçons d'emplois fictifs au Parlement européen continue de faire tâche d'huile. Selon une information du Parisien, c'est maintenant le député des Bouches-du-Rhône Jean-Luc Mélenchon qui est concerné par l'enquête ouverte suite à des dénonciations lancées par la députée européenne Front national Sophie Montel.

Si Jean-Luc Mélenchon est aujourd'hui député au Palais Bourbon, il était précédemment député européen pour le Parti de gauche. Et c'est l'embauche, dans le cadre de cette fonction, de trois collaborateurs qui est dans la ligne de mire des enquêteurs.

Selon le quotidien, le parquet de Paris a joint début juillet le signalement de ces collaborateurs suspects à l’enquête préliminaire qui a été ouverte le 22 mars pour "abus de confiance". Les investigations ne concernaient jusque-là que des élus LR, PS, EELV et MoDem.

L'enquête portera précisément sur des assistants dits "locaux", ceux qui assistent un député européen dans son pays (contrairement aux "accrédités", qui eux sont à demeure à Bruxelles). L'affaire des assistants parlementaires fictifs dénoncés par Sophie Montel laisse entendre que les partis se servaient de l'enveloppe débloquée par le Parlement européen pour financer des assistants, pour rémunérer des salariés qui étaient en fait des collaborateurs travaillant pour leur formation politique, sans lien avec l'assemblée européenne.

Sophie Montel avait envoyé le 14 mars dernier un courrier de dénonciation au procureur de la République de Paris François Molins comportant une vingtaine de noms d'élus usant selon elle de cette pratique proscrite. Sa dénonciation intervenait en réaction à une enquête similaire ouverte contre Marine Le Pen, soupçonnée d'avoir fait prendre en charge par le Parlement européen certains de ses collaborateurs et son garde du corps. La présidente du Front national a été mise en examen le 30 juin dernier pour "abus de confiance".

L'enquête se penche maintenant sur Jean-Luc Mélenchon, dénoncé aussi par l'eurodéputée FN Sophie Montel.


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