Jean-Yves Le Drian: "la démocratie, ça vient après la sécurité"

Jean-Yves Le Drian: "la démocratie, ça vient après la sécurité"

Publié le :

Lundi 16 Février 2015 - 08:57

Mise à jour :

Lundi 16 Février 2015 - 11:06
©Benoît Tessier/Reuters
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Jean-Yves le Drian s'est exprimé ce vendredi sur RMC et BFMTV. Le ministre de la Défense est revenu sur la vente des avions Rafale à l'Egypte et la situation tendue dans la région face à l'islamisme.

La vente des Rafales

"Ces symboles de la qualité de l'industrie de la défense française, cela permet aussi de renforcer nos relations ave l'Egypte et de redorer l'image de cet avion. C'est aussi un bon contrat pour DCNS puisqu'une frégate a été vendue pour assurer la sécurité du canal de Suez".

"Il y a d'autres prospects qui peut-être avanceront mieux".

 

Le besoin d'armement de l'Egypte dans une situation tendue

"Le président  Sissi a un impératif de sécurité de protéger le canal de Suez. C'est la première raison d'urgence d'avoir des capacités navales et aériennes. La deuxième est le risque fondamentaliste au Sinaï auquel il est confronté tous les jours. Le troisième est la lutte contre l'islamisme partout, on l'a vu avec la mort de 21 chrétiens coptes égyptiens (exécution revendiquée par l'Etat islamique NDLR)".

 

La situation en Libye où ont été capturées les victimes

"Ça fait plusieurs semaines que ce risque est pointé, y compris par moi. Il y a dans ce chaos libyen un risque de jonction avec Daech".

"La Libye c'est de l'autre côté de la mer Méditerranée, c'est très proche. C'est pourquoi il faut être particulièrement vigilant".

 

Vendre des armes à un pays où les droits de l'homme ne sont pas toujours respectés

"La stabilité de l'Egypte n'est pas assurée, c'est admis. Mais le président Sissi a été élu par son peuple et prépare des élections législatives".

"L'Egypte est un très grand pays avec 82 millions d'habitants (…). C'est un pays d'avenir –on l'espère tous– pour la stabilité dans la région. La démocratie, ça vient après la sécurité".

 

Une intervention française en Libye

"La question ne se pose pas comme ça. La solution du chaos libyen ne peut être que politique en tenant compte des pays riverains". 

 

"Il y a dans le chaos libyen un risque de jonction avec Daech", estime Jean-Yves Le Drian.


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