"La France est un pays ami", dit le nationaliste corse Jean-Guy Talamoni

  •  SOUTENEZ L'INDEPENDANCE DE FRANCESOIR, FAITES UN DON !  

"La France est un pays ami", dit le nationaliste corse Jean-Guy Talamoni

Publié le 18/01/2016 à 14:56 - Mise à jour à 15:09
©Pascal Pochard-Casabianca/AFP
PARTAGER :

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

-A +A

Voulant "imposer des relations apaisées", l'indépendantiste corse, et nouveau président de l'Assemblée territoriale de l'île, Jean-Guy Talamoni a estimé ce lundi matin que "la France est un pays ami". "Ce ne sont pas du tout des propos provocateurs ou agressifs", a-t-il tenu à préciser.

"La France est un pays ami", a déclaré ce lundi 18 le nouveau président de l'Assemblée territoriale de Corse, le nationaliste Jean-Guy Talamoni, qui veut "imposer des relations apaisées entre la Corse et Paris".

"Les Corses n'ont pas accepté que notre élection soit remise en cause par des déclarations hystériques à Paris", a déclaré M. Talamoni sur France Info avant d'être reçu ce lundi après-midi par le Premier ministre Manuel Valls, en compagnie de Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de la Collectivité territoriale de Corse (CTC). "Aujourd'hui la question est d'imposer des relations apaisées entre la Corse et Paris".

"La France est un pays ami et nous ne tenons aucun propos provocateur vis-à-vis de qui que ce soit", a-t-il ajouté, se félicitant des "messages de sympathie reçus" du continent. "Notre démarche n'est pas du tout antifrançaise. C'est une démarche pour être nous-mêmes, ce que nous n'avons jamais cessé d'être, c'est-à-dire une nation", a-t-il ajouté. "Je suis indépendantiste. Personne ne peut être surpris (...) Ce ne sont pas du tout des propos provocateurs ou agressifs à l'endroit de qui que ce soit", a précisé M. Talamoni.

Selon lui, "la France donne des leçons de droits de l'homme au monde entier et c'est vrai qu'elle a œuvré pour les droits de l'homme à une certaine époque. Mais aujourd'hui, quel est ce comportement vis-à-vis d'un peuple, un petit peuple, comme le peuple corse, qui est placé sous sa tutelle depuis le XVIIIe siècle?".

"L'opinion publique a trop souvent une vision caricaturale de la Corse", a déploré sur RMC M. Simeoni. "Au-delà de la victoire des nationalistes (aux élections territoriales de décembre, NDLR), les Corses ont exprimé une immense aspiration à la démocratie". M. Simeoni a ajouté "attendre du gouvernement qu'il considère qu'il n'y a pas de sujet tabou" dans les discussions.

Les dirigeants insulaires souhaitent notamment aborder certains points sensibles avec le gouvernement: l'amnistie des prisonniers "politiques", un statut que Paris ne reconnaît pas, la co-officialité de la langue corse, l'instauration d'un statut de résident pour limiter la spéculation et d'une fiscalité adaptée, et l'inscription de la Corse dans la Constitution pour lui accorder une plus grande décentralisation.

Ce dernier point s'inscrit dans le cadre de la réforme du statut particulier de l'île adopté en 2000 par le gouvernement de Lionel Jospin dont M. Valls était alors le conseiller. L'assemblée de Corse, à majorité de gauche, avait voté le principe de cette inscription, par 46 voix sur 51 le 27 septembre 2013. L'inscription de cette place spécifique de la Corse dans l'appareil institutionnel français nécessite une réforme de l'article 72 de la Constitution consacré aux collectivités territoriales.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP


Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




PARTAGER CET ARTICLE :


"Notre démarche n'est pas du tout antifrançaise. C'est une démarche pour être nous-mêmes", a expliqué Jean-Guy Talamoni.

Annonces immobilières

Newsletter


Fil d'actualités Politique




Commentaires

-