La justice donne raison à Robert Ménard sur les affiches polémiques de Béziers

La justice donne raison à Robert Ménard sur les affiches polémiques de Béziers

Publié le :

Mercredi 21 Novembre 2018 - 18:01

Mise à jour :

Mercredi 21 Novembre 2018 - 18:09
© SYLVAIN THOMAS / AFP/Archives
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La rédaction de France-Soir

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Le tribunal administratif a donné raison ce mercredi au maire de Béziers Robert Ménard, concernant l'affaire des affiches polémiques sur la ligne de TGV Hérault. Plusieurs associations féministes avaient dénoncé une apologie de la violence faite aux femmes.

Les affiches polémiques de Robert Ménard n'étaient pas illégales, ou du moins pas selon les motifs invoqués par les associations féministes. Le tribunal administratif de Montpellier a débouté plusieurs d'entre elles dont Osez le féminisme et Les Chiennes de garde qui avait porté en justice une affiche montrant une femme ligotée sur des rails, hurlant de terreur à l'approche d'un train, avec le slogan: "avec le TGV, elle aurait moins souffert".

Elles avaient dénoncé une apologie de la violence faite aux femmes, notamment en écho à un tragique fait divers. Six mois avant que ces affiches soient placardées, en décembre 2017, un homme avait tué sa compagne de 34 ans en l'attachant sur les voies à l'approche d'un train, avant de se suicider.

Voir: Violences contre les femmes - nouvelle campagne d'affichage polémique à Béziers

Saisi en référé, la justice avait refusé d'ordonner le retrait des affiches en urgence. Mais la mairie de Béziers les avait finalement retirées elle-même, estimant qu'elles avaient rempli leur rôle en attirant l'attention des médias et des pouvoirs publics sur la question de la ligne de TGV Hérault. Elle avait assuré ne pas avoir eu connaissance de ce fameux drame.

L'affaire n'en demeurait pas moins entre les mains des juges administratifs. Ce mercredi, le tribunal administratif a rendu sa décision. Il a jugé que même si ces affiches relevaient "d’un humour douteux et provocateur", elles ne constituaient pas "une promotion des violences faites aux femmes" et avaient pour objectif "de promouvoir la présence d’une ligne TGV à Béziers, qui est un objectif d’intérêt général".

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Les affiches de Robert Ménard avait fait polémique.

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