La petite phrase assassine de Fillon sur le programme économique de Juppé

La petite phrase assassine de Fillon sur le programme économique de Juppé

Publié le :

Dimanche 15 Mai 2016 - 11:15

Mise à jour :

Dimanche 15 Mai 2016 - 11:16
©Patrick Kovarik/Pool/Reuters
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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Bien qu'il concède un diplôme en libéralisme à Alain Juppé, François Fillon a sévèrement jugé le programme de son adversaire pour la primaire de la droite, vendredi. Celui-ci ne serait ainsi que le sien mais "en version dégradée" et, surtout, serait en définitive interventionniste.

L'ancien Premier ministre François Fillon et candidat à la primaire de la droite a estimé vendredi 13 sur Europe 1 que le programme économique d'Alain Juppé était identique au sien mais en "version dégradée", avec "toujours, en dernier ressort, l'intervention de l'Etat".

"J'ai regardé le programme d'Alain Juppé. Il est d'une inspiration libérale qui me convient. Simplement, il ne va jamais au bout des démarches. C'est-à-dire: c'est le programme de François Fillon en version dégradée et avec toujours, en dernier ressort, l'intervention de l'Etat", a jugé l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy.

"Au fond, c'est ça qui nous distingue", a-t-il ajouté.

Alain Juppé a détaillé cette semaine dans un livre baptisé Cinq ans pour l'emploi ses propositions destinées au retour au plein emploi (retraite à 65 ans, suppression de l'ISF, baisse de l'impôt sur les sociétés, suppression des 35 heures, suppression de 250.000 à 300.000 fonctionnaires...).

"Moi, je pense que les Français ont besoin qu'on leur lâche les baskets", a ajouté M. Fillon.

"Je vais prendre un exemple: les 35 heures. Je propose qu'on abroge la durée légale du travail et qu'on laisse les salariés négocier dans l'entreprise. Alain Juppé dit: tout le monde passe à 39 heures, sauf ceux qui négocieront en-dessous", a-t-il expliqué. "C'est pas ma logique. Ma logique, c'est qu'il faut passer dans un système où il y a une vraie relation de confiance qui s'instaure dans l'entreprise entre le salarié et l'entrepreneur", a-t-il poursuivi.

 

"Moi, je pense que les Français ont besoin qu'on leur lâche les baskets", a déclaré François Fillon.


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