Le droit à l'oubli applicable à cinq cancers et l'hépatite-C

Oublier la maladie

Le droit à l'oubli applicable à cinq cancers et l'hépatite-C

Publié le :

Vendredi 05 Février 2016 - 10:33

Mise à jour :

Vendredi 05 Février 2016 - 10:37
La ministre de la Santé Marisol Touraine a dévoilé jeudi quelles maladies seront concernées par le droit à l'oubli, qui permet aux anciens malades d'être traités par les assurances et les banques comme n'importe qui. Cinq cancers et l'hépatite-C ont été retenus.
©Rémy Gabalda/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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La ministre de la Santé Marisol Touraine a annoncé jeudi 4 février quelles pathologies seraient concernées par le droit à l'oubli promis par François Hollande. Une mesure qui doit permettre aux personnes s'étant remises de graves maladies de ne plus avoir à en faire mention lorsqu'elle tentent d'obtenir un prêt ou un contrat d'assurance et qui se voient alors imposer des coûts plus élevés.

Cinq types de cancers seront concernés par ce droit: les cancers du sein, de l'utérus, des testicules, de la thyroïde et les mélanomes de la peau, auxquels s'ajoutent l'hépatite C. Il reste cependant à définir plus précisément au sein de ces catégories les pathologies qui seront retenues.

Le délai maximum pour bénéficier de ce droit à l'oubli sera de 10 ans après la fin des soins et en l'absence de rechute. Mais il pourra selon les cas être de seulement un an " pour certains cancers in situ du sein, du col de l’utérus, et les mélanomes", a déclaré Marisol Touraine, ou "de 3 à 10 ans pour les cancers des testicules et de la thyroïde". Ce délai maximum de 10 ans est réduit à cinq ans pour les mineurs.

L'objectif de cette mesure est notamment de tenir compte des progrès réalisés dans le traitement de ces maladies. C'est pourquoi la grille sera actualisée tous les ans en tenant compte des propositions de l'institut national du cancer (INCa).

Pour Marisol Touraine, le droit à l'oubli "doit permettre aux anciens malades de bénéficier de conditions qui se rapprocheront autant que possible des conditions standards".

 

Selon la maladie, le droit à l'oubli pourra intervenir entre un et 10 ans après la rémission.

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