Le planning familial mis en danger par des baisses de subventions

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Le planning familial mis en danger par des baisses de subventions

Publié le 01/08/2019 à 17:02 - Mise à jour à 17:10
© DIDIER PALLAGES / AFP/Archives
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Auteur(s): La rédaction de France-Soir

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Les antennes locales du planning familial dénoncent les baisses de subvention de l'Etat qui pourraient largement faire rétrécir leur champ d'action. Les mesures de prévention dans les écoles pourraient par exemple devenir moins fréquentes faute de ressources.

De nombreuses antennes locales du planning familial s'inquiètent de la baisse de subventions qu'elles devraient subir prochainement. Ces associations fonctionnent grâce à l'argent public et permettent d'accompagner les femmes victimes de violences ou désireuses d'adopter un moyen de contraception quelconque. Le planning familial est aussi un centre d'information primordial concernant l'accès à l'IVG qui mène des actions de préventions dans les écoles.

Mais selon différentes antennes certaines de ces missions pourraient être mises à mal à cause d'une baisse des subventions.

Ainsi, dans le Rhône l'antenne du planning familial devrait voir ses ressources baisser de 30% selon Le Progrès. En Haute-Loire, en Ardèche ou encore en Isère et dans le Cantal, la baisse de subventions devrait atteindre 10% d'après France Inter. La Loire-Atlantique et la Sarthe seront aussi touchées alors que d'autres antennes ne savent pas encore quel budget leur sera alloué pour l'année à venir.

Pourtant Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes qui est justement chargée du planning familial, assure que les subventions augmenteront encore. Un son de cloche bien différent.

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"Les subventions allouées aux associations sont de l'ordre de 5,06 millions d'euros, en hausse de plus de 20 %", a ainsi indiqué son cabinet. En effet, les subventions n'ont pas baissé à proprement parler mais ne seront plus versées par les Directions départementales de la cohésion sociale (DDCS) mais par les Directions régionales et les délégations départementales aux droits des femmes et à l'égalité (DRDFE).

Un détail quelque peu technique mais qui a son importance puisque les DRDFE répartiront différemment les fonds. "Le budget n'est pas fléché en tant que tel vers le Planning familial et peut être redirigé vers d'autres associations qui en feraient la demande", a ainsi expliqué Caroline Rebhi, coprésidente du Planning familial à L'Express.

Certaines antennes ont donc appris que "l'argent serait réparti différemment sur le territoire, ce qui n'était pas prévu, en arguant que certains départements seraient plus en besoin que d'autres". Ainsi dans le Rhône par exemple, Planning 69 songe à amoindrir ses missions auprès des écoles ou encore des centres pour handicapés pour pallier au manque de moyens qui s'annonce.

Les représentants du planning familial ont d'ailleurs demandé des "éclaircissements au secrétariat d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes", ils devraient rencontrer Marlène Schiappa au début du mois de septembre.

Pour l'heure, de nombreuses antennes ne savent pas encore de quoi le futur sera fait. "Pour l’instant, on est dans un grand flou. La moitié de nos associations locales n’ont aucune certitude concernant leur financement. A ce jour, seule, la somme de 585 000 euros a été confirmée sur notre enveloppe annuelle de 1,4 million. D’ordinaire à cette époque de l’année, nous avions déjà une réponse".

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La baisse des subventions allouées directement au planning familial fragilisent les antennes locales.

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