Le PRG "suspend" sa participation à la "Belle Alliance Populaire": la primaire menacée?

Le PRG "suspend" sa participation à la "Belle Alliance Populaire": la primaire menacée?

Publié le 30/06/2016 à 16:55 - Mise à jour à 17:09
©Charles Platiau/Reuters
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Auteur(s): Pierre Plottu

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La Belle Alliance Populaire de Jean-Christophe Cambadélis pourrait faire face à la défection de son autre composante de poids, le PRG, qui a annoncé "suspendre sa participation" au mouvement mercredi. La primaire, taillée sur mesure pour François Hollande, pourrait également être compromise.

"Je suis une bande de jeunes à moi tout seul", chantait Renaud. C'est peut-être l'avenir de la Belle Alliance Populaire imaginée par Jean-Christophe Cambadélis et à laquelle le PRG a décidé de "suspendre sa participation", mercredi 29. La participation du parti à la primaire du mouvement sensé "bâtir l’unité de la gauche, des démocrates, des écologistes réformistes" prévue en janvier 2017, et à laquelle doit participer François Hollande, est également menacée.

"Les radicaux ont toujours été favorables aux primaires de la gauche. Mais pas à un simulacre ou à une parodie de primaires", avertissait déjà mi-juin Sylvia Pinel, ancienne ministre de Manuel Valls désormais présidente par intérim du PRG. Un cri d'alarme qui n'a visiblement pas été entendu.

En représailles, le PRG a donc enfoncé un coin de plus dans la "BAP" mercredi. "Initialement destinée à rassembler la gauche progressiste, à dépasser les partis au sein d’une structure dont les différentes composantes étaient co-décisionnaires et largement ouverte à la société civile, la BAP ne peut devenir un simple mouvement satellite du Parti Socialiste", a dénoncé sans nuance le dernier, ou presque, allié du PS en claquant la porte. Le tout deux jours avant un grand meeting de la Belle Alliance Populaire organisé samedi 2 à Paris.

Et si celle-ci n'est pas encore fermée à double tour, la clé risque néanmoins de coûter cher au PS. Les troupes de Sylvia Pinel n'ont ainsi pas hésité à mettre dans la balance la primaire de la BAP, censée servir de rampe de lancement à François Hollande pour pouvoir se représenter en 2017. Et exigent "des clarifications" sur "la décision unilatérale du PS" d'organiser ce scrutin. Ambiance.

 

Auteur(s): Pierre Plottu


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"La BAP ne peut devenir un simple mouvement satellite du Parti Socialiste", a dénoncé le PRG.

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