Le Sénat supprime la pub des programmes pour enfants de France TV

Le Sénat supprime la pub des programmes pour enfants de France TV

Publié le :

Jeudi 22 Octobre 2015 - 09:34

Mise à jour :

Jeudi 22 Octobre 2015 - 09:47
©Catherine Delahaye/Sipa
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Le Sénat a voté mercredi pour supprimer la publicité avant, pendant et après les programmes pour enfants diffusés sur les chaînes du service public. Un texte, approuvé contre l'avis du gouvernement, qui n'a toutefois que peu de chance d'entrer en application.

Bien que votée, la mesure a peu de chances d'être appliquée un jour. Les sénateurs ont approuvé mercredi 21 une proposition de loi EELV visant à supprimer la publicité avant, pendant et après les programmes pour enfants sur les chaînes de France Télévisions. Ce texte visant à "protéger la santé des enfants" a été soutenue par les élus écologistes, le PRG, l'UDI et LR, contre l'avis du gouvernement. Il doit encore être validé par l'Assemblée nationale pour entrer en application.

Cette loi "met France Télévisions en cohérence avec les missions de service public qui sont les siennes", notamment "la protection des plus fragiles", a ainsi souligné le sénateur EELV des Hauts-de-Seine Hervé Gattolin pour défendre sa proposition de loi. Puis d'ajouter "certes, il ne s’agit que d’un premier pas, mais d’ores et déjà le service public pourra retrouver le chemin vers le devoir d’exemplarité qui est le sien".

Des arguments repris par la présidente centriste de la commission de la Culture et de la communication Catherine Morin-Desailly, alors que la perte financière de la mesure pour France Télévisions est chiffrée à une dizaine de millions d'euros (sur un budget total d'environ 2,8 milliards d'euros en 2015). "Qu’est-ce que (cette somme) face aux dégâts de la publicité sur la santé de nos enfants?", s'est-elle ainsi interrogée.

Les sénateurs communistes ont pour leur part regretté que la mesure soit limitée à la télévision publique, et auraient voulu qu'elle soit généralisée à toutes les chaînes.

Des arguments et objectifs "louables", a répondu la ministre de la Culture Fleur Pellerin. "Mais nous ne devons fragiliser ni les actions qui ont lieu actuellement, je pense à l’autorégulation effectuée par les chaînes elles-mêmes et qui porte ses fruits, ni les finances du secteur public de l’audiovisuel", a-t-elle tranché. Ainsi, le texte devant encore être approuvé par l'Assemblée nationale, où le gouvernement dispose d'une majorité contrairement au Séant, il a donc peu de chances d'être définitivement validé. Et donc d'entrer en application.

 

Si le Sénat a voté le texte, il doit encore être approuvé par l'Assemblée nationale pour être entériné.

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