Législative du Doubs: l'UMP choisit de ne pas choisir et appelle au "ni-ni"

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Législative du Doubs: l'UMP choisit de ne pas choisir et appelle au "ni-ni"

Publié le 03/02/2015 à 21:08 - Mise à jour à 21:30
©Lionel Bonaventure/Pool/Reuters
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Auteur(s): Pierre Plottu

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L'UMP a dévoilé, par un communiqué de presse, la position décidée par son bureau politique pour le second tour de la législative partielle du Doubs, opposant le PS au FN. Contre l'avis de Nicolas Sarkozy, c'est le "ni-ni" qui a été voté.

Ce sera finalement le "ni-ni". Le bureau politique de l'UMP a adopté, par un vote, la position officielle du parti pour le second tour de la législative partielle de la 4e circonscription du Doubs opposant le socialiste Frédéric Barbier à la frontiste Sophie Montel.

Après l'élimination –surprise– de son candidat au premier tour, dimanche 1er février, le parti a donc choisi d'appeler à ne voter ni pour le candidat PS, ni pour le candidat FN, renvoyant ainsi dos à dos les deux partis. Une position qui n'est pas une surprise.

Ce qui est plus étonnant, c'est que Nicolas Sarkozy a pourtant tout fait pour qu'il en soit autrement, et n'a pas été écouté. La motion du "ni-ni" a ainsi été adoptée par 22 voix contre 19 seulement pour le texte que le président de l'UMP avait présenté et dans lequel il appelait les électeurs à "voter soit socialiste, soit blanc" ou "à s'abstenir". Bref, un appel à faire barrage FN mais tout en laissant à ses troupes "la liberté de choisir", comme il l'avait expliqué ce mardi matin devant les députés du groupe UMP à l'Assemblée nationale.

Une réunion pour le moins houleuse (Christian Jacob, le président du groupe, à même du finir par la suspendre) tant les élus du principal parti d'opposition trouvaient cette ligne "pas tenable" car revenant à dire "votez PS". Ce à quoi ils se refusent.

Lors du premier tour du scrutin, dimanche 1er février, la candidate du Front national Sophie Montel est arrivée en tête avec 32,60 % des suffrages, devant le socialiste Frédéric Barbier (28,85 %). Charles Demouge, le candidat UMP longtemps donné favori, a été éliminé de la course en ne recueillant que 26,54% des voix.

 

Auteur(s): Pierre Plottu


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Le bureau politique de l'UMP a adopté la ligne "ni-ni" contre l'avis de Nicolas Sarkozy, mardi 3 février.

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