Législative du Doubs: NKM, Le Maire, Wauquiez... l'UMP divisée sur le Front républicain

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Législative du Doubs: NKM, Le Maire, Wauquiez... l'UMP divisée sur le Front républicain

Publié le 02/02/2015 à 15:31 - Mise à jour le 03/02/2015 à 07:41
©Witt/Sipa
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Auteur(s): AZ

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Au lendemain de son élimination au premier tour de la législative partielle de Doubs, l'UMP est divisée sur son attitude à adopter face au Front national. Pour ou contre le Front républicain: les prises de position au sein du parti dirigé par Nicolas Sarkozy sont multiples.

Alors que le deuxième tour de la législative partielle de la quatrième circonscription du Doubs opposera dimanche prochain la candidate FN Sophie Montel et le candidat PS Frédéric Barbier, l'UMP se retrouve divisée sur le comportement à adopter face au Front national. Si le parti, présidé par Nicolas Sarkozy, n'avait à priori pas anticipé ce scénario, il arrêtera sa position sur la ligne à prendre mardi 3 à l'issue de son bureau politique. Son candidat, Charles Demouge, a été éliminé au premier tour de la législative partielle dans le Doubs face au FN et au PS avec seulement 26,54% de suffrages.

Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, numéro-2 de son parti, faire barrage à l'extrême droite est désormais le mot d'ordre. "Je ne peux pas vous dire quelle sera la position de l'UMP", a-t-elle expliqué ce lundi matin au micro de BFMTV/RMC. "En revanche, je défendrai celle que j'ai toujours défendue, à savoir que si j'étais personnellement confrontée à ce choix, et avec regret, sans gaîté de cœur, je choisirais de voter pour le candidat qui est opposé au candidat du Front national", soit celui du Parti socialiste, a-t-elle déclaré.

La vice-présidente déléguée de l'UMP est néanmoins une des seules à aller dans ce sens hormis l'ancien ministre et proche de Jean-Pierre Raffarin, Dominique Bussereau qui a estimé que "l'UMP ne peut qu'appeler au rejet du vote FN". Même positionnement pour l'UDI. Son président Jean-Christophe Lagarde, qui a fait liste commune avec l'UMP, a appelé dès dimanche à faire barrage à l'extrême droite.

De son côté, le député de l'Eure, Bruno Le Maire, a fait savoir qu'il rejetait l'idée d'un front républicain. Il s'agit d'une "solution de facilité" a-t-il déclaré ce lundi matin au micro de France Info. Même son de cloche pour Henri Guaino, proche de Nicolas Sarkozy. Invité sur France Inter, le député des Yvelines a estimé que l'idée d'un Front républicain est "une folie parce qu'il exprime le mépris des électeurs en leur donnant une consigne de vote".

En parallèle, le secrétaire général de l'UMP et numéro-3 du parti, Laurent Wauquiez n'envisage pas de voter pour le Parti socialiste, précisant qu'à titre personnel, il "voterait blanc". Thierry Mariani, ancien ministre durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, s'est également prononcé en défaveur de la stratégie du Front républicain.

Parmi les autres partisans du "ni-ni" (ni Parti socialiste, ni Front national, NDLR), on retrouve Guillaume Peltier de la Droite forte. "Ni PS, ni FN, telle est notre ligne de conduite. Pour le reste, les consignes, c'est de la vieille politique: les électeurs sont libres", a-t-il écrit dimanche 1er sur Twitter.

Cette cacophonie ambiante au sein de l'UMP devient une aubaine pour le Front national. Dans un communiqué publié ce lundi, Nicolas Bay, le secrétaire général du FN, s'est réjoui de la victoire de son parti, lançant les hostilités envers la majorité et le parti d'opposition. " Tentant d'instrumentaliser l'émotion et de minimiser les responsabilités derrière l’unité nationale, le système n'est pas parvenu à duper les électeurs. S'il s'agit en effet d'une claque pour l'UMP, nouvel épisode du retour raté de Nicolas Sarkozy, l'échec n'est pas moins évident pour le PS: il perd 12 points par rapport au résultat de Pierre Moscovici en 2012!", a-t-il déclaré.

 

Auteur(s): AZ


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Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire le 17 janvier dernier.

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