Législatives 2022 : la campagne au jour le jour

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FranceSoir
Publié le 25 avril 2022 - 11:00
Mis à jour le 17 mai 2022 - 13:44
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Assemblee nationale, lors de la séance de questions au gouvernement, le mardi 15 février 2022
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F. Froger / Z9, pour FranceSoir
Assemblée nationale : un hémicycle en recomposition ?
F. Froger / Z9, pour FranceSoir

Premier tour le 12 juin, deuxième le 19 juin : quelle sera la composition de l'Assemblée nationale ? Suivi quotidien de la course à la députation.

17 mai - Elisabeth Borne, nommée à Matignon hier, se présentera pour la première fois devant les électeurs : elle sera candidate dans la sixième circonscription du Calvados. Une candidature qu'elle a confirmée aujourd'hui auprès du groupe LREM.

Voir : Elisabeth Borne nommée Première ministre: Macron a choisi une femme pour Matignon

13 mai - Buon Tan, élu député LREM en 2017, est réinvesti pour les élections législatives par "Renaissance". Ses relations étroites avec le régime chinois jettent le trouble, certains analystes y voyant "un risque sérieux pour la sécurité nationale française".

Voir : Qui est Buon Tan, relais d'influence du Parti communiste chinois investi par Macron aux législatives ?

12 mai - Le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, 70 ans, a annoncé jeudi à Marseille qu'il ne se représentera pas dans sa circonscription des Bouches-du-Rhône pour les législatives, précisant au passage l'investiture de son directeur de campagne, l'eurodéputé Manuel Bompard.

Voir : Législatives : Mélenchon annonce qu'il ne se représente pas à Marseille, Manuel Bompard investi [AFP]

12 mai - Eric Zemmour s'est décidé : il n'avait guère d'autre choix que de retourner dans l'arène électorale. C'est dans la quatrième circonscription du Var, qui compte notamment le village de Saint-Tropez, que le président de "Reconquête !" sera candidat. Sur le papier, ses chances de l'emporter sont faibles : sa notoriété et les enjeux nationaux de sa candidature l'emporteront-ils sur l'arithmétique électorale de la présidentielle ?

Voir : Eric Zemmour candidat dans le Var pour les élections législatives

11 mai - Marine Le Pen lance son parti dans la bataille des élections législatives où la finaliste de la présidentielle entend conforter sa place de première opposante à Emmanuel Macron, revendiquée aussi par Jean-Luc Mélenchon et son union des gauches. Elle a fait sa rentrée médiatique hier soir, à la veille d'une conférence de presse du Rassemblement national où Jordan Bardella, qui la remplace à la tête du parti jusqu'en septembre, présente la stratégie du RN et les 577 candidats investis ou soutenus par le parti. Sur TF1, Marine Le Pen a semblé considérer hier qu'Emmanuel Macron obtiendrait une majorité aux législatives des 12 et 19 juin. Et que "la vraie question", c'est "quelle opposition" aura le chef de l'État face à lui.

Voir : Aux législatives, Le Pen au défi de rester première opposante [AFP]

10 mai - Les élues sortantes Laetitia Avia et Sira Sylla ont été de nouveau adoubées par le camp macroniste dans le cadre des élections législatives, malgré les accusations de harcèlement qui pèsent sur elles. Le renouveau affiché par le parti présidentiel de la République en Marche (LREM), rebaptisé pour l’occasion «Renaissance», ne semble pas s’appliquer à l’intégralité des députés de l’actuelle majorité.

La députée Laetitia Avia, qui avait été accusée par cinq ex-assistants parlementaires d’humiliations à répétition au travail, de propos à connotation sexiste, homophobe et raciste – sans oublier une altercation avec un chauffeur de taxi – a été réinvestie dans la huitième circonscription de Paris, rapporte Libération. L'état-major de campagne a visiblement estimé que cette enquête pour harcèlement moral, ouverte à son encontre depuis l'été 2020, n’était pas un motif suffisamment problématique pour l’écarter d’une deuxième candidature.

Même topo pour la députée Sira Sylla. En dépit des accusations de harcèlement moral formulées contre elle par plusieurs anciens collaborateurs, celle-ci sera aussi de la partie sous l’étiquette «Ensemble» (le nom du rassemblement LREM-Modem-Horizons) dans la quatrième circonscription de Seine-Maritime. Si l’une de ses anciennes collaboratrices a été déboutée, l'élue comparaît le 10 mai devant les prud'hommes de Rouen pour harcèlement moral, manquement à l’obligation de sécurité et travail dissimulé envers un ancien assistant, rappelle Libération. Ce dernier a fait état de sollicitations constantes lorsqu'il travaillait pour la députée, dont des appels et des SMS nocturnes, ainsi qu'une demande de violation du couvre-feu pendant la crise sanitaire... pour livrer du champagne en pleine nuit à la députée. Libération précise que Sira Sylla, avocate en droit du travail de formation, a déjà été condamnée à payer des indemnités à une ancienne salariée pour harcèlement moral et licenciement abusif, décision dont elle a fait appel. 

La candidate à sa réélection s'est récemment présentée comme... «une députée accomplie» au terme de son premier mandat parlementaire.

10 mai - Investi par la France Insoumise pour la coalition "NUPES" dans la 14ème circonscription du Rhône, à Vénissieux, le journaliste-militant engagé à l'extrême-gauche Taha Bouhafs a publié cette nuit un communiqué annonçant (implicitement) qu'il renonçait. Son investiture avait suscité un déluge de critiques ces derniers jours, le jeune homme (25 ans) ayant été condamné (en première instance) pour "délit d'injure publique à raison de l'origine" : il avait traité une syndicaliste policière, traitée d'« Arabe de service ». Fabien Roussel (PCF) avait demandé à ses alliés de circonstance de "revoir" cette candidature contestée.

Jean-Luc Mélenchon a réagi : "Taha Bouhafs retire sa candidature aux législatives. Une meute s'est acharnée contre lui. À 25 ans c'est lourd de vivre avec des menaces de mort et des mises en cause publiques quotidiennes. Je m'en veux de ne pas avoir su le réconforter autant que nécessaire."

Voir : Législatives: Taha Bouhafs se retire, LFI et PCF s'écharpent

9 mai - Résurgence des Gilets jaunes ? "Ces risques existent, d'autant plus que des responsables politiques à l'extrême droite et à l'extrême gauche continuent à pousser", selon l'ancien Premier ministre Manuel Valls, investi par "Renaissance" pour les législatives.

Voir : Gilets jaunes: pour Manuel Valls, le risque d'un retour "de blocages et de violences" existe

9 mai - Zineb El Rhazoui exfiltrée ? Christophe Castaner a confirmé au micro de France Info qu'elle ne serait pas investie aux législatives, indiquant qu'à "aucun moment, sa candidature n'a[vait] été envisagée". ce qui est plus surprenant car elle semblait bien pressentie pour être la candidate de la "majorité présidentielle" dans la neuvième circonscription des Français de l’étranger (Maghreb et Afrique de l’Ouest). Un "Tout sauf Zineb El Rhazoui" s'était déclenché, la journaliste étant pointée du doigt pour avoir affiché sa proximité avec Papacito ou ses propos passés recommandant à la police de tirer "à balles réelles" sur les émeutiers des banlieues.

Le problème reste entier pour "Renaissance" dans cette circonscription, le député sortant M'jid El Guerrab attendant la décision du tribunal correctionnel jeudi, pour une agression qu'il avait commise en 2017 à l'encontre de Boris Faure, responsable du PS à l'époque.

8 mai - Ça gronde à gauche...  Dans une tribune au Monde daté de samedi ("L’accord des Verts avec La France insoumise est une escroquerie"), trois anciens députés européens, Jean-Paul Besset, José Bové et Daniel Cohn-Bendit accusent, avec des mots très durs, les dirigeants des Verts de trahir les valeurs fondatrices d'EELV.

"Qui vous a donné le droit de disposer de nos consciences, au nom d'obscures tractations électorales ?", "n'avez-vous pas honte ?", demandent-ils en exprimant leur "colère" et leur "dégoût" face à ce qu'ils appellent une "escroquerie" et une "infamie sans nom".

"Reddition", "naufrage", "infamie sans nom": chez plusieurs élus socialistes, l'accord électoral noué avec la France insoumise ne passe toujours pas. "Un Tout sauf Mélenchon est en train de se construire", a assuré dimanche l'ex-Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis.

Voir : Législatives: à gauche, la désunion dans l'union

8 mai - Un "fou du roi" qui a "fait réélire" Emmanuel Macron : "la fable Jean-Luc Mélenchon opposant à Emmanuel Macron, on va peut-être arrêter maintenant", a déclaré hier Marine Le Pen à Hénin-Beaumont.

Voir : Marine Le Pen qualifie Mélenchon de "fou du roi" et l’accuse d’avoir fait réélire Emmanuel Macron

5 mai - Les chefs de file de la majorité sortante ont officialisé jeudi leur union pour les législatives, en accordant notamment 58 circonscriptions au parti d'Edouard Philippe, signe selon eux que toutes "rivalités de clans et de personnes" sont écartées à l'aube du deuxième quinquennat. LREM s'appellera désormais... "Renaissance", et la fédération appelée à chapeauter les différents partis de la majorité a été baptisée "Ensemble".

Voir : Législatives: la macronie scelle son ménage à trois

4 mai - La France insoumise et le Parti socialiste ont trouvé un "accord de principe" sur les circonscriptions, les socialistes en obtenant 70, et un "accord global est en bonne voie" pour les législatives, a annoncé mercredi la direction du PS. [AFP]

Voir : Compromis entre PS et LFI sur les circonscriptions, "accord en bonne voie"

3 mai - Député depuis vingt ans, Jean Lassalle a annoncé qu'il renonçait à concourir pour sa réélection.

Voir : Législatives: bientôt opéré du coeur, Jean Lassalle ne sera pas candidat

3 mai - Un accord est mardi sur les rails entre la France insoumise et le PCF pour les législatives, mais LFI a reconnu des "points de blocage" avec le PS, qui a dit dans la matinée être "à quelques pas d'un accord historique" pour rejoindre écologistes et communistes dans l'alliance.

Voir : Législatives: accord en vue entre LFI et le PCF, "des points de blocage" avec le PS

2 mai - La gauche bientôt unie et en ordre de bataille ? Forte d'un accord historique pour les législatives conclu dans la nuit avec EELV, La France insoumise tente lundi d'aller plus loin en reprenant les négociations avec le PS et le PCF, avec l'objectif d'aller vite et se projeter vers les investitures de samedi.

Voir : Après l'accord historique avec EELV, les Insoumis veulent conclure avec le PS et le PCF [AFP]

Côté PS et côté LREM, ça renâcle...

Voir : Cambadélis appelle des figures du PS à "s'opposer" à un accord avec LFI et "refonder" le parti

Voir : Accord LFI: la majorité LREM accuse EELV et le PS de "renier" leurs convictions

1er mai - Coralie Dubost, la retraite à... 39 ans : "Je ne serai pas candidate à ma réélection" : épinglée par une enquête de Mediapart publiée vendredi, qui recensait les "mirobolantes notes de frais" imputées à ses frais de mandat alors qu'elles correspondaient parfois à des dépenses personnelles (vêtements, loisirs...), Coralie Dubost a annoncé cet après-midi son retrait de la vie politique dans un communiqué.

Voir : Coralie Dubost se retire de la vie politique, après avoir été épinglée pour ses dépenses personnelles

26 avril - Le "troisième tour" est-il une fable ? Les oppositions à Emmanuel Macron y appellent avec vigueur. Les conditions de la réélection du président étant inédites, on pourrait juger ce mot d'ordre plausible. Pourtant, rien, ni dans l'esprit ni dans le fonctionnement de nos institutions, ni dans l'histoire, n'y est favorable. Mais a minima, une vaste recomposition est à prévoir.

Voir : Enjeux des législatives: chimère du "troisième tour" et recomposition des partis

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