Les avocats de Benalla dévoilent la défense de leur client

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La rédaction de France-Soir
Publié le 23 juillet 2018 - 18:28
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Le chef adjoint à la sécurité de l'Elysée, Alexandre Benalla le 16 juillet 2018 à Roissy.
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© Thomas SAMSON / AFP/Archives
Benalla aurait averti lui-même des faits.
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Lundi, dans un communiqué, les avocats d'Alexandre Benalla dévoilent les arguments de la défense de leur client. Selon eux, c'est Alexandre Benalla qui a été invité par la police. Il est intervenu dans le cadre de l'article 73 du code de procédure pénale et a rapporté lui-même les faits à l'Elysée.

Il est sorti de garde à vue et a été mis en examen. Mais, entendu par la police, il a aussi pu se défendre et ce sont aujourd'hui ses deux avocats qui ont formalisé dans un communiqué, relayé par TF1, les arguments de leur client Alexandre Benalla.

Selon ses défenseurs, "Monsieur Benalla, en sa qualité de chargé de mission, adjoint au chef de cabinet du Président de la République, a été invité par la DOPC de la Préfecture de police de Paris, à observer les opérations de maintien de l'ordre à l'occasion des manifestations du 1er mai, annoncées pour être particulièrement violentes". Selon le suspect, c'est donc la police qui l'a sollicité et non pas lui qui a demandé à assister aux opérations de maintien de l'ordre sur son temps libre.

Surtout, les avocats expliquent que si Alexandre Benalla a bien frappé le manifestant, mais que son geste "s'inscrit dans le cadre des dispositions de l'article 73 du code de procédure pénale et n'a eu aucune conséquence pour les personnes interpellées". L'article 73 indique qu'en cas de crime flagrant ou de délit flagrant, "toute personne a qualité" pour intervenir pour appréhender l'auteur des faits et le remettre à un officier de police judiciaire. Or, le couple molesté par Alexandre Benalla et Vincent Crase venait effectivement d'insulter des CRS et de viser les forces de l'ordre avec des projectiles.

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Enfin, la défense d'Alexandre Benalla assure que c'est le chargé de mission lui-même qui a signalé les faits à sa hiérarchie (confirmant donc, selon cette version, que l'Elysée a été immédiatement avisée). "Il a rendu compte de de son intervention personnelle qui lui a été vivement reprochée. Il a fait l'objet d'une sanction administrative de la part de son employeur".

Le futur ex-chargé de mission de l'Elysée (en cours de licenciement) joue donc la carte de l'intervention certes excessive mais légale dans une situation de manifestation violente, qui a fait ensuite l'objet d'une sanction proportionnée.

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