L'évêque d’Ajaccio dénonce les "actions violentes" commises au nom "de la foi chrétienne"

Appel au calme

L'évêque d’Ajaccio dénonce les "actions violentes" commises au nom "de la foi chrétienne"

Publié le :

Mardi 29 Décembre 2015 - 08:37

Mise à jour :

Mardi 29 Décembre 2015 - 08:40
Suite aux manifestations émaillées de violences et d'actes racistes qui se déroulent depuis plusieurs jours en Corse après l'agression de pompiers, l'évêque de la ville lance un appel au calme. "Ceux qui commettent des actions violentes au nom de la foi chrétienne se trompent", dit-il.
©Pascal Pochard Casabianca/AFP
PARTAGER :

La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

-A +A

L'évêque d’Ajaccio, Monseigneur Olivier de Germay, a fermement dénoncé dans un entretien à La Croix à paraître ce mardi 29 les "actions violentes" commises au nom "de la foi chrétienne", quelques jours après le saccage d'une salle de prière musulmane dans sa ville.

"Ceux qui commettent des actions violentes au nom de la foi chrétienne se trompent", déclare Monseigneur de Germay, affirmant que "de tels agissements ne sont pas compatibles avec la foi". Tout en rappelant "que les Corses sont très attachés à leur identité, à laquelle ils rattachent le fait d’être catholique", l'évêque d'Ajaccio met en garde contre l’ambiguïté de revendications culturelles qui peuvent conduire "à un certain nombre d’exclusions".

"L’Église doit proposer des lieux de réflexion permettant de travailler ces questions", propose le prélat. Puis d'estimer également: "Nous devons aussi approfondir le dialogue avec les musulmans".

Après l'agression de deux pompiers et d'un policier attirés dans un guet-apens durant la nuit de Noël dans le quartier des Jardins de l'Empereur à Ajaccio, des manifestations émaillés de dérapages racistes se sont déroulées durant plusieurs jours dans ce quartier d'Ajaccio dont la moitié de la population est d'origine étrangère, notamment tunisienne et marocaine.

Vendredi 25, en marge d'une première manifestation, une salle de prière musulmane avait été saccagée. Les vandales, issus des rangs des manifestants, étaient entrés par effraction dans le lieu de culte où ils avaient commis des dégradations, ainsi que tenté de brûler des exemplaires du Coran et de livres de prière.

 

"Nous devons aussi approfondir le dialogue avec les musulmans", estime Monseigneur Olivier de Germay.


Commentaires

-