Macron affirme avoir "anticipé" MeToo et déchaîne les internautes

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La rédaction de France-Soir
Publié le 10 juillet 2018 - 19:22
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Emmanuel Macron s'exprime devant le Parlement réuni en Congrès, le 9 juillet 2018 à Versailles
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"Quand #MeToo est arrivé, la France était prête", a affirmé Emmanuel Macron;
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Emmanuel Macron a déclaré lors de son discours devant le Parlement "nous n'avons pas répondu au mouvement (MeToo) : nous l'avons anticipé". De nombreux internautes ont dénoncé ces propos, mettant notamment en avant le long chemin qui reste à parcourir en matière d'égalité homme/femme et de lutte contre les violences et harcèlement.

Ce n'est sans doute pas la seule phrase du discours d'Emmanuel Macron qui n'a pas rencontré une adhésion unanime. Mais celle sur le mouvement MeToo na pas attiré que les critiques de l'opposition politique.

De nombreux internautes se sont en effet insurgés face aux déclarations du président de la République sur sa politique concernant l'égalité homme/femme. Alors que depuis 2017, l'affaire Weinstein a entraîné une prise de conscience de ces réalités et une libération de la parole, Emmanuel Macron a jugé avoir devancé ces mouvements.

"Le combat pour l'égalité femmes hommes a pu sembler dérisoire dans le passé. Mais quand #MeToo est arrivé, la France était prête. Nous n'avons pas répondu au mouvement: nous l'avons anticipé", a déclaré le président de la République devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles lundi 9. Une phrase retweetée par la secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes Marlène Shciappa.

Lire aussi: Macron devant le Congrès - les principales annonces

De nombreux internautes ont dénoncé ces propos. Certains ont mis en avant les chiffres des violences faites aux femmes qui ne peuvent être objectivement interprétés comme une réussite en la matière: 225.000 victimes de violences conjugales, physiques ou sexuelles, en 2016 ainsi que 123 tuées par leur partenaire. Ou encore le fait que 90% des victimes de viol ne porteraient pas plainte.

D'autres ont fait remarquer qu'il était assez osé de prétendre avoir "anticipé" un mouvement imprévisible, né des accusations portées par plusieurs femmes contre Harvey Weinstein et repris par les citoyens. Enfin, certains ont dénoncé le fait que Nicolas Hulot ou Gérald Darmanin n'aient pas été écartés du gouvernement lorsque des accusations d'agression sexuelle ont été portées contre eux.

Emmanuel Macron voulait sans doute faire référence à son choix de faire de l'égalité homme/femme une grande cause nationale dès la campagne présidentielle. Mais parler d'anticipation d'un tel mouvement est apparu exagéré.

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