Manuel Valls savait que sa candidature à la primaire allait se dérouler "dans des conditions difficiles"

Manuel Valls savait que sa candidature à la primaire allait se dérouler "dans des conditions difficiles"

Publié le :

Mardi 29 Août 2017 - 13:35

Mise à jour :

Mardi 29 Août 2017 - 13:58
© Michel Euler / POOL/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Manuel Valls a reconnu ce mardi que ses chances étaient très maigres de remporter la primaire socialiste et la présidentielle. "Je savais que, quand je me suis lancé dans la primaire, après le renoncement de François Hollande, je me lançais dans des conditions difficiles", a-t-il expliqué.

Manuel Valls était l'invité de France Inter ce mardi 29. Le député de l'Esssone, apparenté au groupe LREM à l'Assemblée nationale est revenu en détail sur sa candidature à la primaire socialiste, reconnaissant que, tout bien pesé, il avait peu de chance de l'emporter. Il a d'ailleurs concédé qu'il avait ses chances de succéder à François Hollande au poste de président de la République, s'il avait remporté la primaire de la Belle alliance populaire, étaient également maigre.

"Je savais que, quand je me suis lancé dans la primaire, après le renoncement de François Hollande, je me lançais dans des conditions difficiles. C’est mon caractère, d’y aller, de me battre, de convaincre", a-t-il développé. Et d'ajouter: "Et je me suis rendu compte que ça allait être très difficile, et pour la primaire, et de toute façon, nous savions que ça allait être très difficile pour les socialistes à l’occasion de cette dernière élection présidentielle".

Sur ce dernier point l'ancien Premier ministre ne s'était pas trompé au regard du score historiquement bas de Benoît Hamon au premier tour de la présidentielle (6,36%). Concernant le renoncement de François Hollande, on peut se demander si Manuel Valls n'explique pas s'être senti obligé de se présenter en précisant que lorsqu'il avait quitté Matignon, "il s'avait qu'un cycle se renfermait pour la gauche". D'autant que les relations entre les deux hommes ne semblent pas être particulièrement au beau fixe en ce moment comme en témoigne cet interview au Monde dans laquelle Manuel Valls explique qu'ils "ne se voient pas. Je n'ai rien à lui dire. Et lui non plus, sans doute".

Sur la victoire d'Emmanuel Macron à la présidentielle, que Manuel Valls avait rallié tant bien que mal fin mars 2017, le député de l'Essonne s'est félicité de la défaite des "populistes" que sont Jean-Luc Mélenchon, François Fillon et surtout Marine Le Pen, concédant qu'il s'agissait là d'un "petit miracle". Face à cette campagne, l'ancien chef du gouvernement a estimé normal que la situation soit difficile pour Emmanuel Macron et Edouard Philippe.

"C’est mon caractère, d’y aller, de me battre, de convaincre", a justifié Manuel Valls au sujet de sa candidature.


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