Manuel Valls veut des "community managers" pour contrer la propagande djihadiste

Manuel Valls veut des "community managers" pour contrer la propagande djihadiste

Publié le :

Jeudi 28 Mai 2015 - 07:52

Mise à jour :

Jeudi 28 Mai 2015 - 08:06
©Philippe Wojazer/Reuters
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Manuel Valls a annoncé mercredi 27 de nouveaux moyens pour contrer les discours des djihadistes sur Internet. Il prévoit notamment de lancer des "bataillons de community managers" pour combattre le recrutement et la radicalisation en ligne des jeunes.

Combattre le feu par le feu. Pour lutter contre les systèmes d'endoctrinement et de recrutement djihadistes par Internet, Manuel Valls veut mettre en place "un bataillon de community managers de l'Etat". Autrement dit un groupe de personnes spécialisées dans les échanges sur Internet, et dont le but sera de diffuser le plus largement possible la parole de l'Etat sur le sujet.

Un message destiné en priorité aux jeunes, cibles privilégiées des islamistes radicaux sur le Web. Nombre de djihadistes français se sont en effet radicalisés sur Internet. Sur cet espace difficillement contrôlable, les islamistes radicaux s'attaquent au discours officiel, lui substituant une théorie du complot dont certains jeunes sont friands. Manuel Valls lui-même reconnaît à regret que les outils de propagande des djihadistes sont "très bien faits, très efficaces".

Présent à l'Université Paris-Dauphine mercredi 27 pour la "Masterclass" organisée par le Huffington Post, le Premier ministre a déclaré ne plus vouloir "laisser (aux djihadistes, NDLR) l'espace numérique".

Dans un langage guerrier, il a expliqué que ces "bataillons" pourront grâce à "des  outils de contre-discours (…) croiser le fer plus efficacement avec les recruteurs djihadistes sur la toile pour ouvrir les yeux à ceux qui sont embarqués dans cette logique".

Parmi les personnels que veut recruter Manuel Valls pour cette bataille numérique, des policiers bien sûr, des techniciens, mais aussi des hackers (des pirates informatiques) capables de s'attaquer aux sites djihadistes.

Un site internet gouvernemental, stop-djihadisme, existe déjà pour informer la population sur le risque terroriste en France et les méthodes de recrutements. Mais il n'est pas spécialement conçu pour les jeunes en voie de radicalisation, "le cœur de cible" de cette nouvelle mesure.

Le Premier ministre a également déclaré que le nombre de résidents  français impliqués dans les actions de l'Etat islamique en Syrie et en Irak a augmenté en mai. Il est passé à 1.704 contre un bilan de 1.573 fin avril dernier.

 

Manuel ne veut plus "laisser l'espace numérique" aux djihadistes.


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