Marine Le Pen prône une "politique nationale" plutôt qu'une "politique de la Ville" dans les banlieues

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Marine Le Pen prône une "politique nationale" plutôt qu'une "politique de la Ville" dans les banlieues

Publié le 26/01/2016 à 19:47 - Mise à jour à 19:48
©Frederik Florin/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Marine Le Pen présente ce mardi son projet "Banlieues patriotes", dernier né des collectifs thématiques du Front national, qui entend désormais prôner une "France apaisée".

La présidente du FN Marine Le Pen a prôné ce mardi 26 janvier une "politique nationale" globale plutôt qu'une politique spécifique "de la Ville" à destination des banlieues à l'occasion du lancement d'un collectif "Banlieues patriotes".

"Ce n'est plus d'une politique de la Ville, mais d'une politique nationale, foncièrement différente, dont les banlieues ont besoin", a affirmé Mme Le Pen lors d'une conférence de presse à Nanterre, au siège du parti.

"Banlieues patriotes" est un nouveau "collectif" après Racine (enseignants), Marianne (étudiants), Clic (culture), Nouvelle écologie, COMEF (mer et francophonie), Audace (jeunes entrepreneurs), ainsi que deux plus confidentiels, Front syndical (syndicats) et Cardinal (chefs d'entreprise). Son président sera Jordan Bardella, nouveau conseiller régional d'Île-de-France de 20 ans élu en Seine-Saint-Denis.

Celui-ci a formulé une proposition "symbolique": déménager le ministère de l'Education nationale à Saint-Denis. Marine Le Pen a dit se tourner "vers l'ensemble des compatriotes de banlieue et je leurs tends la main, à toutes et à tous. C'est un chemin exigeant et enthousiasmant. La France, rien que la France, pour sortir (les habitants de ces quartiers) des cadres dans lesquels les pouvoirs les assignent".

Il faut "se définir et être perçu comme Français ou Française, et non comme de telle ou telle religion, origine, communauté... Choisir une communauté, une seule, la communauté nationale. Être de France avant d'être d'un quartier. Avoir les mêmes droits et donc les mêmes devoirs", a plaidé Marine Le Pen.

Pour elle, les "politiques publiques de zonages", comme celle de la politique de la Ville, "se sont révélées gravement contre-productives en reléguant encore davantage certains territoires en dehors de la République", voyant les banlieues frappées par "le clientélisme, la corruption ou l'excitation du communautarisme".

"La France a le devoir de traiter à égalité et des mêmes façons les territoires en souffrance", a insisté Marine Le Pen, qui comme lors de ses voeux à la presse, s'est exprimée succinctement sans répondre aux questions des journalistes.

Pour répondre aux maux de ces territoires, Marine Le Pen a proposé des cours d'alphabétisation "obligatoires et généralisés" pour les mères de famille ne parlant pas français, le "retour des services publics", et de manière plus générale de "revenir sur les dogmes dévastateurs de l'UE" et à "l'ordre républicain".

Marine Le Pen a répété son souhait "que l'on remplace progressivement les grandes cités par des logements à taille humaine, mieux insérés dans le paysage, moins criminogènes", critiquant "l'opacité" dans la gestion des logements sociaux, qui devraient être "prioritairement" attribués aux Français.

Les différents orateurs n'ont évoqué mardi qu'en filigrane la question de l'immigration, que le FN relie pourtant régulièrement aux problématiques rencontrées par les quartiers ciblés par la politique de la Ville. Le FN plaide fréquemment pour la diminution drastique des crédits accordés à cette politique, encore qualifiée mardi de "tonneau des Danaïdes".

Le FN devrait lancer un collectif consacré à la protection des animaux en février puis un consacré à la santé en mars, le dernier avant la présidentielle.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP


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