Marion Maréchal-Le Pen: "il y a des carences dans la gestion migratoire et la lutte contre l'islamisme"

Candidate aux régionales

Marion Maréchal-Le Pen: "il y a des carences dans la gestion migratoire et la lutte contre l'islamisme"

Publié le :

Jeudi 26 Novembre 2015 - 08:40

Mise à jour :

Jeudi 26 Novembre 2015 - 09:05
Marion Maréchal-Le Pen était l'invitée de France info ce jeudi matin. La candidate du Front national en Provence-Alpes-Côte d'Azur s'est largement exprimée sur le climat sécuritaire post-attentats et sur la politique pénale de Christiane Taubira.
©Charles Platiau/Reuters
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Le Front national tire-t-il profit du climat sécuritaire post-attentats?

"Il y a une dynamique qui existait déjà et je n'aime pas dire que nous tirons avantage de ces attentats ce serait extrêmement cynique. Il faut toutefois admettre une chose: qui est le parti qui alerte depuis des années contre l'islamisme? Qui prône la tolérance zéro? Qui défend la fermeture des frontières? C'est le Front national. Cela nous crédibilise.

"Notre différence avec les autres partis, c'est la cohérence. Aujourd'hui la droite découvre ce qu'elle n'a pas fait hier en matière sécuritaire et la gauche fait un virage à 180 degrés sous la pression des Français. J'attends les actes au-delà des mots".

"Il y a eu quelques inflexions positives mais je l'ai déjà dit elles ne sont pas suffisantes".

 

L'hommage national aux victimes vendredi 27

"Je suis pour tous les signes extérieurs de patriotisme, de ce qui nous unis par nos symboles et notre drapeau. Cependant je ne veux pas que ça ne tienne qu'à cela".

"Je suis heureuse que la gauche se découvre patriote sans pour autant crier au nationalisme comme elle a pu le faire contre Marine Le Pen au Parlement européen".

"Il y a des carences dans la gestion migratoire et la lutte contre l'islamisme".

 

Politique pénale

"Je ne polémique pas. Il y a un vrai lien entre le développement du terrorisme et le grand et le petit banditisme. Aujourd'hui nous avons une idéologie de l'excuse et du laxisme. Je n'ai pas vu chez Christiane Taubira une volonté de revenir sur les réformes prévues, c'est-à-dire la suppression des tribunaux pour mineurs et la contrainte pénale".

"Quand vous regardez l'ensemble des attentats que nous avons connu en 2015, soit six je le rappelle, les profils des terroristes sont en grande majorité des fichés et des délinquants multirécidivistes qui auraient dû se trouver sous les verrous au moment de leur acte et ne l'étaient pas grâce aux remises de peines. Cela pose un question de fond: la politique pénal est-elle adaptée?".

"La prison doit redevenir le moteur d'une politique pénale efficace ce qui n'est pas le cas aujourd'hui car on préfère ne pas construire de prisons et favoriser les peines +hors les murs+".

 

Quelles décisions demande le Front national pour lutter contre le terrorisme?

"Nous demandons un véritable retour des contrôles aux frontières. Il a été annoncé dans un premier temps et n'a jamais été effectif de fait. Nous avons un manque de moyens et d'hommes et nos pays frontaliers n'appliquent pas les mêmes politiques migratoires que nous. J'en veux pour preuve la Grèce qui a un gouvernement d'extrême-gauche à sa tête et qui, pour des raisons idéologiques, est pour une ouverture grande des frontières et le refus des contrôles.

"Avant de vouloir expulser ou déchoir de la nationalité il faut savoir qui rentre dans notre pays".

"La question migratoire n'a pas encore été réglée. Que fait-on de cette folle politique d'accueil de tous ces réfugiés, qui pour la grande part ne le sont pas, dans lesquels il y a des terroristes. Il faut revoir le droit d'asile, les demandes ne doivent plus être faites après une entrée illégale dans le territoire national mais dans nos ambassades des pays de départs. On peut faire des partenariats avec les pays concernés".

 

Comment le FN souhaite déradicaliser les jeunes candidats au djihad?

"Il faut une action en amont et en aval. En aval, on reproche beaucoup à la prison de favoriser la radicalisation. Nous avons des trafics de téléphone portable dans les prisons qui entretiennent la radicalisation. Les cas d'autoradicalisation devant internet sont très rares. Il y a quasiment toujours la fréquentation d'une mosquée derrière et un environnement social avec des associations sportives ou culturelles qui sont souvent des associations proches de l'islam radical".

"Il faut identifier les mosquées salafistes, légal ou dans les caves comme on dit, ces associations qui sont trop souvent subventionner par les pouvoirs publics et les financements étrangers. Il y a eu une infime minorité de mosquées salafistes fermées mais depuis des années, on sait qu'elles pullulent sur notre territoire".

"Je ne suis pas contre utilisées des camps de regroupement des jeunes radicalisés avec un accompagnement psychologique mais il faut aussi les mettre hors d'état de nuire. Pour les multirécidivistes, il faut qu'ils fassent leurs peines jusqu'au bout. Et expulser les étrangers radicalisés".

 

Les crèches de noël dans les mairies

"Nos maires mettent systématiquement des crèches dans les mairies, ce qui n'est pas le cas des Républicains. Je trouve que la recommandation des Maires de France de ne pas le faire est une provocation. La laïcité ce n'est pas pour autant la disparition de nos traditions, y compris catholiques".

"Pour se défendre contre la montée de l'islamisme les Français doivent avoir confiance d'où ils viennent et de l'héritage qui est le leur. Notre peuple a été désarmé psychologiquement et moralement parce qu'on lui expliqué qu'il n'avait pas d'identité et que si il en avait une, elle était honteuse. Ca a participé au recul de la République face au communautarisme".

"Etre Français, c'est respecter des mœurs et un mode de vie, c'est ça aussi l'assimilation".

 

 

Marion Maréchal-Le Pen: "être Français, c'est respecter des mœurs et un mode de vie, c'est ça aussi l'assimilation".

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