Notre-Dame-des-Landes: "une prise de tête" pour les médiateurs

Notre-Dame-des-Landes: "une prise de tête" pour les médiateurs

Publié le :

Mercredi 27 Septembre 2017 - 12:00

Mise à jour :

Mercredi 27 Septembre 2017 - 12:07
Gérard Feldzer, l'un des trois médiateurs en charge d'étudier le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes s'est exprimé mardi sur l'avancement de leur travail. Rappelant les passions qui s'affrontent depuis des décennies, il a plaidé pour que la question soir enfin tranchée par le gouvernement.
©Loïc Venance/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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L'un des trois médiateurs sur le projet controversé d'aéroport Notre-Dame-des-Landes s'est exprimé mardi 26. Après quatre mois de travail, l'ancien pilote Gérard Feldzer a expliqué ne pas être encore arrivé à une décision dans ce dossier massif et tentaculaire qui traîne désormais depuis des décennies.

En effet, pro et anti-aéroport continuent de se déchirer, chacun campant fermement sur ses positions. Et le débat a pris de multiples formes, chaque camp s'écharpant à la fois sur l'impact écologique, les nuisances sonores pour les riverains et la réalité de l'intérêt économique du projet.

C'est donc, en plus de la myriade d'études déjà réalisées, sur trois nouvelles expertises indépendantes que le trio de médiateurs compte s'appuyer. Mais le chantier s'annonce long, avec le risque qu'une nouvelle fois le résultat ne se heurte à la contestation. Cela avait déjà été le cas du référendum organisé il y a plus d'un an, en juin 2016. Et avant même d'avoir rendu ses conclusions, Gérard Feldzer est déjà contesté par les pro-aéroport, accusé d'être un proche de Nicolas Hulot et par conséquent opposé au projet.

"Je n’ai pas d’intime conviction", a-t-il assuré mardi. Et d'avouer que le dossier est "une prise de tête" mais qu'il "n'’est pas possible de geler le dossier, car les gens saturent, en ont marre. Trente ans que ça dure. Ils veulent une réponse. Il y a un état de non droit, il y a un vote, il y a des nuisances à Nantes-Atlantique". "J’espère que le gouvernement décidera en connaissance de cause", a-t-il également dit. Car quelles que soient les conclusions des médiateurs, c'est bien l'exécutif qui devra, enfin, trancher.

"Les gens saturent, en ont marre. Trente ans que ça dure. Ils veulent une réponse", a déclaré Gérard Feldzer.


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