Nuit Debout: des "casseurs" pour Sarkozy, qui craint "un affrontement très grave"

Nuit Debout: des "casseurs" pour Sarkozy, qui craint "un affrontement très grave"

Publié le :

Vendredi 20 Mai 2016 - 09:20

Mise à jour :

Vendredi 20 Mai 2016 - 09:25
©LionelBonaventure/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Nicolas Sarkozy s'en est vivement pris à François Hollande et Manuel Valls, jeudi, les accusant d'"impuissance" face aux violences qui ont émaillé les manifestations contre la loi Travail. Le patron de LR a également accusé les membres de Nuit Debout d'être "au pieu le matin et debout la nuit" et de grossier les rangs des "casseurs".

C'est la faute de la gauche. Nicolas Sarkozy a accusé François Hollande, Manuel Valls et Nuit Debout d'être, sinon complices, du moins responsables des "violences scandaleuses" des "casseurs et voyous" qui sévissent en marge des manifestations contre la loi Travail, lors d'un meeting tenu jeudi 19 à Pierrevert (Alpes-de-Haute-Provence). "Si on continue comme cela, on peut aller à un affrontement très grave entre Français".

"Monsieur Hollande voit la violence faire des ravages pendant son quinquennat. (…) Quand on ment, on récolte la violence", a-t-il ainsi dénoncé face à des partisans conquis, insistant sur les "ravages de l'impuissance (et) du mensonge" dont il accuse le président. Puis d'insister: "La France n'en peut plus de cette impuissance. (...) Jamais je n'ai vu notre pays si tendu, les Français si inquiets, les passions si vives".

Le candidat (pas encore) déclaré à la primaire de la droite s'en est également pris à Manuel Valls, accusé de ne pas prendre le problème à bras le corps ainsi qu'au collectif Nuit Debout. Les membres de ce dernier seraient ainsi "au pieu dans la journée et debout la nuit" et formeraient le gros des troupes des "casseurs et voyous".

L'ancien président (et ministre de l'Intérieur) a ainsi dit craindre que "si on continue comme cela, on peut aller à un affrontement très grave entre Français". Puis de conclure, fidèle à lui-même: "je ne crois pas qu'une société puisse fonctionner sans autorité. L'autorité n'est pas un droit, c'est un devoir".

 

"Jamais je n'ai vu notre pays si tendu, les Français si inquiets, les passions si vives", a estimé Nicolas Sarkozy.


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