"Panama papers": un proche de Marine Le Pen anticipe des révélations sur son compte

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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
Publié le 04 avril 2016 - 21:58
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Marine Le Pen Régionales 06.12.2015
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©Michel Spingler/AP/Sipa
Selon Frédéric Chatillon, son entreprise a investi "en toute légalité en Asie" et le FN "n'a rien à voir" avec cette affaire.
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Anticipant la citation de son nom dans l'affaire "Panama papers", Frédéric Chatillon, patron d'une société travaillant avec le Front national, a révélé faire partie des noms que révèlent ces documents, excluant de tous liens avec cette affaire le parti de Marine Le Pen.

Le patron de la société Riwal et proche de Marine Le Pen, Frédéric Chatillon, a pris les devants lundi sur d'éventuelles révélations dans l'affaire Panama Papers et dédouané le FN, dans un billet publié sur Facebook.

"J'aurai droit demain (mardi) aux honneurs du Monde dans l’affaire de +Panama papers+", écrit-il sur sa page Facebook, au sujet d'investissements réalisés en Asie, après l'enquête d'un consortium d'investigation révélant un vaste scandale d'évasion fiscale touchant hauts responsables politiques, sportifs ou encore milliardaires.

"J’ai bien entendu mis à disposition de ces deux journalistes les documents prouvant la parfaite légalité de ces opérations", poursuit-il. Le directeur du Monde a indiqué lundi matin que des révélations à venir dans cette affaire allait concerner "un grand parti politique français".

Riwal est une société qui réalise des prestations de communication pour des candidats FN. Son patron Frédéric Chatillon est mis en examen pour financement illégal de parti dans le cadre d'une enquête sur la présidentielle et les législatives de 2012.

"Je vais prendre les devants pour m’+auto-scooper+ et éviter de laisser se développer d’extravagants fantasmes", explique M. Chatillon. "A l’automne 2012, les associés de la société Unanime et moi-même avons décidé d’investir en Asie une partie des bénéfices que la société avait déjà réalisés au cours de l’année 2011", détaille-t-il. "Nous avons choisi l’Asie qui offrait les perspectives de rentabilité les plus attrayantes", ajoute-t-il.

De fil en aiguille, "des conseils juridiques locaux nous conseillèrent fin 2012, plutôt que de créer une société ad hoc, de racheter une structure juridique préexistante, sans activité, et ce pour un prix symbolique, ce procédé de + package+ étant courant à Hong Kong (la société Time Dragon, elle-même détenue et dirigée par une BVI, Harson)". BVI signifie qu'il s'agit d'une société des Iles Vierges britanniques.

"Il semble que cette BVI ait été créée à l’origine par le fameux cabinet Mossack Fonseca, mais nous n’avons jamais eu de contact direct avec celui-ci, tout ayant été géré par un cabinet Hong-Kongais", ajoute-t-il.

Mossack Fonseca, au cœur du scandale révélé par les "Panama Papers", est un discret cabinet d'avocats panaméen, qui compte une brochette de clients prestigieux et s'est spécialisé dans l'évasion fiscale.

"Voilà l’histoire d’une entreprise française qui a investi en toute légalité en Asie. Bien évidemment, le Front national n’a rien à voir ni de près ni de loin avec cette affaire privée".

Les sociétés offshore installées dans des paradis fiscaux sont couramment utilisées pour dissimuler des fonds au fisc ou stocker de l'argent sale, mais le simple fait d'y recourir n'est pas illégal dès lors qu'elles sont déclarées.

 

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