Paris – attentat des Champs-Elysées: Le Pen, Fillon, Poutou… quand la récupération politique prend le pas sur la raison (vidéos)

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Paris – attentat des Champs-Elysées: Le Pen, Fillon, Poutou… quand la récupération politique prend le pas sur la raison (vidéos)

Publié le :

Vendredi 21 Avril 2017 - 17:28

Mise à jour :

Vendredi 21 Avril 2017 - 17:42
Les candidats à la présidentielle ont réagi jeudi soir en direct à la télévision après l'attentat aux Champs-Elysées. Certains ont repris leurs propos ce vendredi, les corrigeant, ou persistant sur des faits erronés.
© Lionel BONAVENTURE / POOL/AFP

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

 
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Les Champs-Elysées étaient en proie à un vent de panique jeudi 20 au soir après l'attentat commis par le terroriste Karim Cheurfi, qui a tué un policier, en a blessé deux autres ainsi qu'une touriste, avant d'être abattu par des tirs de riposte dans sa fuite. Pendant que les onze candidats à la présidentielle passaient tous à partir de 21h au crible des questions de Léa Salamé et David Pujadas dans l'émission 15 minutes pour convaincre sur France 2.

Tous ont rendu hommage au policier tué, présentant également leurs condoléances à la famille et louant le courage de l'ensemble de la profession. Mais certains d'entre eux en ont profité pour faire de la récupération politique dans l'objectif, sans doute, de récupérer quelques votes supplémentaires pour le premier tour de la présidentielle dimanche 23. Sauf que dans le feu de l'action, certaines déclarations suite à des informations non vérifiées ont donné lieu à des polémiques.

Pendant son quart d'heure d'expression, François Fillon -qui a annulé ses déplacements pour le dernier jour de la campagne- a notamment expliqué que s'il était élu il mettrait en place la déchéance de nationalité pour les Français partant en Syrie et l'expulsion du territoire. A cette mesure polémique s'ajoutent d'autres déclarations tendancieuses. Jeudi soir et ce vendredi 21, le candidat Les Républicains a défendu mordicus, malgré les nombreux démentis des autorités, qu'il y avait eu d'autres attaques dans Paris, notamment contre un militaire de l'opération Sentinelle à la station de métro Etienne Marcel.

Pour sa part, Marine Le Pen a demandé, à deux jours du premier tour de la présidentielle, "l'expulsion immédiate des fichés S étrangers" sans prendre en compte la nationalité française de Karim Cheurfi. La présidente du Front national n'a pas non plus attendu que la Préfecture de police et les services de renseignements confirment le classement du terroriste. Ce dernier était suivi par la DGSI mais n'était pas fiché S.

Sur les réseaux sociaux, les internautes lui ont aussi reproché d'accabler le gouvernement en cours et également le gouvernement Fillon du temps du mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy. "La guerre (contre le terrorisme) qui nous est menée est asymétrique, révolutionnaire (...), cette guerre nous est menée sans pitié et sans répit. Chacun comprendra que nous ne pouvons pas la perdre. Or depuis dix ans, sous les gouvernements de droite et de gauche, tout a été fait pour que nous la perdions" a-t-elle déclaré.

Le candidat du NPA à la présidentielle Philippe Poutou a pour sa part créé un véritable scandale en déclarant en direct sur France 2 qu'il fallait désarmer la police car "si les policiers n'avaient pas été armés, ils n'auraient peut-être pas été attaqués". Il a aussi ajouté: "Dans les manifestations, il y a des agressions de la police: gazage, matraquage, répression contre les jeunes. Dans les quartiers populaires, cela fait des décennies qu’il y a une répression policière avec 10 à 15 jeunes qui sont tués sous les coups de la police chaque année. Il faut stopper la violence policière, et ça commence par le fait qu’ils n’aient plus d’armes. A quoi ça sert qu’ils aient des armes ? Ils ne nous protègent pas, ça tue, ça blesse". Des mots qui lui ont valu des insultes de policiers dans les parages à la sortie des locaux de France Télévisions. "Ordure!" a notamment crié l'un d'entre eux. Des "propos scandaleux" aussi selon Rudy Salles, député UDI des Alpes-Maritimes.

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

 
Alors que le policier Xavier Jugelé venait d'être tué jeudi soir, Philippe Poutou a à nouveau demandé le désarmement de la police.

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