Philippe Doucet, un très proche de Manuel Valls, visé par une enquête sur l'attribution d'un marché public

Philippe Doucet, un très proche de Manuel Valls, visé par une enquête sur l'attribution d'un marché public

Publié le :

Mardi 27 Décembre 2016 - 18:08

Mise à jour :

Mardi 27 Décembre 2016 - 18:18
Le porte-parole du candidat à la primaire de la gauche Manuel Valls, Philippe Doucet, doit faire face à des soupçons sur l'attribution douteuse d'un marché public dans la commune d'Argenteuil dont il a été le maire. L'élu nie en bloc et l'entourage de l'ancien Premier ministre reste silencieux.
©Capture d'écran Youtube
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La rédaction de FranceSoir.fr

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La campagne pour la primaire à gauche à peine commencée, Manuel Valls doit déjà affronter sa première polémique (voire sa deuxième, après l’annonce de son souhait de mettre fin à l’usage du 49-3): le porte-parole de sa candidature, le député du Val-d’Oise Philippe Doucet, est cité dans une enquête ouverte en mars 2016 par le pôle financier du tribunal de Paris. Selon le quotidien Le Parisien, qui dévoile les faits, des suspicions pèsent sur celui qui a été maire de la commune d’Argenteuil entre 2008 et 2014, pour les conditions d’attribution d’un marché public: celui de la publication du journal hebdomadaire L’Argenteuillais qui a été confiée entre mai 2008 et novembre 2009 à la société Les Argonautes pour la somme de 256.000 euros. Problème: la justice soupçonne que le contrat aurait été passé sans mise en concurrence préalable. Détail non négligeable: la société éditrice du journal appartient à Alain Assouline, un ancien élu socialiste de la commune de Bouffémont, elle aussi dans le Val-d’Oise.

Mais ce n’est pas la seule affaire qui pèse sur Philippe Doucet. Le juge d’instruction Serge Tournaire –en charge également du dossier Bygmalion et du financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy– enquête sur des soupçons d’emplois fictifs dans l’entourage proche de l’élu entre 2012 et 2014. Trois chargés de mission de la mairie d’Argenteuil auraient travaillé pour lui comme assistants parlementaires après son élection en 2012. Le Parisien parle de pas moins de 95.000 euros de salaires indus, le quotidien précisant qu’une de ces trois personnes a en outre travaillé dans le cabinet de Manuel Valls lorsque ce dernier était à Matignon, qu’il a quitté pour annoncer sa candidature.

Interrogé par les journalistes du quotidien, Philippe Doucet nie en bloc les faits sur l’enquête porte: "un récent rapport de la chambre régionale des comptes note qu'il n'y a rien de répréhensible dans ma politique de l'emploi" assure-t-il. L’équipe de campagne de Manuel Valls n’a pour l’instant fait aucun commentaire.

 

Philippe Doucet est député depuis 2012.

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