Pornographie et mineurs: François Fillon veut une concertation pour l'interdire "dans les faits"

Pornographie et mineurs: François Fillon veut une concertation pour l'interdire "dans les faits"

Publié le :

Mardi 21 Mars 2017 - 15:55

Mise à jour :

Mardi 21 Mars 2017 - 16:37
©Eric Gaillard/Reuters
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Dans son programme, François Fillon propose d'interdire la pornographie aux mineurs. Une règle déjà en vigueur mais dont l'application est très limitée et que le candidat veut "faire respecter, dans les faits". En effet, un adolescent sur deux a déjà visionné une vidéo pornographique, la plupart du temps sur son téléphone portable.

L'accès aux contenus pornographiques est censé être interdit aux moins de 18 ans. Une règle bien connue mais qui figure pourtant dans le programme François Fillon pour l'élection présidentielle. Il s'agirait en effet pour le candidat Les Républicains de rendre cette interdiction effective.

Un sondage Ifop publié lundi 20 affirme en effet qu'un adolescent sur deux, en majorité les garçons, a déjà visionné une vidéo pornographique, la plupart du temps sur son téléphone portable. Plus inquiétant encore, l'âge moyen du premier visionnage est de 14 ans.

Ainsi, le programme du candidat prévoit dans sa rubrique "violences faites aux femmes et aux enfants" de "lancer une mission ayant pour objet de bloquer l’accès des mineurs aux sites et vidéos pornographiques". Cela dans le but de "faire respecter, dans les faits, la législation interdisant ces programmes aux moins de 18 ans, tout en veillant au respect de la vie privée".

Mais la question principale reste celle des moyens. En effet, par rapport à 2013, la proportion d'adolescents ayant déjà vu un film X est passée de 37% à 51% concernant la consultation de sites pornographiques. Neuf fois sur dix, il s'agit d'un site gratuit. Devançant l'ordinateur et la tablette, le téléphone mobile est le support plus utilisé pour visionner des vidéos. Les autres supports (DVD, télévision, vidéo à la demande) sont très minoritaires. Plus d'un adolescent sur deux indique enfin être "tombé par hasard" sur des extraits X en surfant sur le web ou en visionnant un film téléchargé.

Le chantier s'annonce donc vaste et difficile. François Fillon évoque une "concertation avec les fournisseurs d’accès internet, les opérateurs de téléphonie mobile, les hébergeurs, la CNIL (Commission nationale informatique et liberté, NDLR), les associations familiales ou de protection de l’enfance et les organismes concernés", mais n'est pas plus précis sur la mise en place de la mesure.

Plus d'un adolescent sur deux indique enfin être "tombé par hasard" sur des extraits X en surfant sur le web.

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