Pour le Foll, Valls doit démissionner s'il veut être candidat contre Hollande

Pour le Foll, Valls doit démissionner s'il veut être candidat contre Hollande

Publié le :

Lundi 28 Novembre 2016 - 10:42

Mise à jour :

Lundi 28 Novembre 2016 - 10:46
©Miguel Medina/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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S'exprimant sur une possible candidature à la primaire de la gauche de Manuel Valls -même face à celle de François Hollande- Stéphane Le Foll a jugé ce lundi qu'il ne pourrait dans ce cas rester Premier ministre. Cela alors que les rumeurs d'une démission se multiplient.

Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a averti lundi Manuel Valls qu'il ne serait "plus Premier ministre" s'il annonçait sa candidature à la primaire de la gauche avant la décision de François Hollande, sur fond de rivalité inédite entre les deux têtes de l'exécutif pour 2017.

Manuel Valls a "tout à fait la possibilité" d'être candidat, "mais à ce moment-là, il n'est plus Premier ministre", a déclaré sur Europe 1 M. Le Foll, indéfectible soutien de François Hollande.

"Il n'y aura pas de primaire entre le président de la République et le Premier ministre. (...) Ca n'existe pas, ça ne peut pas s'imaginer sauf dans des esprits qui ont un petit peu tendance à confondre leur ressentiment personnel avec l'intérêt général", a également déclaré M. Le Foll, en réponse à l'hypothèse suggérée samedi par le président (PS) de l'Assemblée nationale Claude Bartolone.

Le Premier ministre a encore accentué la pression sur le chef de l'Etat dans un entretien au Journal du Dimanche, n'excluant pas d'être candidat face à lui à la primaire du PS et expliquant vouloir "casser cette mécanique qui conduirait (la gauche) à la défaite".

L'idée d'une confrontation entre MM. Hollande et Valls à la primaire a été lancée samedi  26 au matin par Claude Bartolone, en froid avec M. Hollande depuis la publication du livre Un président ne devrait pas dire ça, dans lequel le chef de l'Etat se montre critique à son égard.

Lundi matin M. Le Foll a de nouveau appelé à "respecter ce qu'avait souhaité le président de la République, c'est-à-dire un calendrier pour une déclaration de candidature dans les jours qui viennent", "toujours d'actualité". "On ne peut pas continuer à être dans cette situation", a-t-il cependant lancé.

 

 

Pour Stéphane Le Foll, une "primaire entre le président de la République et le Premier ministre", "ça n'existe pas".

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