Assemblée nationale : l’application Stop-Covid divise marcheurs et anciens marcheurs

Assemblée nationale : l’application Stop-Covid divise marcheurs et anciens marcheurs

Publié le 27/05/2020 à 18:40 - Mise à jour le 28/05/2020 à 11:50
© FRANCOIS GUILLOT / AFP
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Auteur(s): FranceSoir

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Le nouveau groupe Ecologie Démocratie Solidarité et ses anciens députés LREM ont affirmé leur indépendance à l’occasion du débat sur l’application Stop-Covid à l’Assemblée nationale. Ils en refusent la mise en œuvre. 
 
Indépendance dans l’indépendance, un membre de ce groupe de dix-sept députés a toutefois nagé à contre-courant. Il s’agit de Cédric Villani, qui a défendu l’application destinée à faciliter la lutte contre les chaînes de contamination du coronavirus après avoir « mis en balance les risques et les avantages ». 
 
Questions éthiques
 
Quelques minutes auparavant, c’est la coprésidente du groupe, Paula Forteza qui avait placé le débat sur le terrain de l’éthique, appelant à « ne pas se laisser emporter par le solutionnisme technologique » et demandant un « principe de précaution numérique ». La députée a d’ailleurs proposé la création d’une convention citoyenne sur le numérique, à l’image de celle qui est à l’oeuvre sur le climat. 
 
Paula Forteza a ensuite insisté sur les risques techniques « non négligeables », mais également sur la non mise à disposition de l’entièreté du code de l’application en open source (promise par le gouvernement), pour justifier le vote « contre » d’Ecologie Démocratie Solidarité. 
 
LaREM divisée
 
Si le nouveau groupe s’est ainsi dressé à la quasi-unanimité contre le projet d’application Stop-Covid, il n’a pas été le seul à mettre du sable dans les rouages du gouvernement. On savait que ce projet crée des dissensions au sein même de la majorité présidentielle. 
 
Le député LREM Sacha Houlié en a apporté l’illustration, se positionnant contre Stop-Covid, tout en ne manquant pas de faire remarquer la « liberté de vote » au sein de son groupe. Il a lui aussi parlé de « débat éthique » :
 
« La peur ne doit pas nous faire franchir des lignes sur lesquelles on ne revient pas »
 
Pointant les limites du volontariat qui pourraient se heurter à des pressions sociales, voire professionnelles, les risques de discrimination et de stigmatisation, le sous-équipement des personnes âgées en smartphones, le député de la Vienne a surtout estimé qu’une telle application « n’a pas eu d’effet utile dans tous les pays où elle a été utilisée » pour justifier son vote et celui d’une minorité d’élus du groupe LREM. 
 
A l’inverse, le dernier-né des groupes de l’Assemblée nationale, Agir Ensemble, fondé la veille par sept députés de La République en Marche, s’est rangé dans le camp des trois ministres venus présenter et défendre l’application, à savoir Nicole Belloubet, Olivier Véran et Cédric O. Dans son intervention Laure de Laraudière a évoqué les « nombreuses garanties apportées par le gouvernement », tout en demandant une étude d’impact à posteriori. 
 
Le vote final 
 
A l'issue des quatre heures de débat, l'application Stop-Covid a été validée par les députés avec 338 voix pour (la plupart des députés LaREM, Modem, Agir Ensemble), 215 voix contre et 21 abstentions. 
 
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Hormis Cédric Villani, l'ensemble du groupe Ecologie Démocratie Solidarité s'est dressé contre l'application Stop-Covid

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