"Président raté": Quand le "New York Times" assassine Emmanuel Macron dans une tribune

"Président raté": Quand le "New York Times" assassine Emmanuel Macron dans une tribune

Publié le :

Samedi 09 Septembre 2017 - 10:48

Mise à jour :

Samedi 09 Septembre 2017 - 10:50
Dans un édito publié jeudi dans le "New York Times", Chris Bickerton s'est attaqué à Emmanuel Macron, estimant qu'il sera lui aussi un "président français raté". Pour l'éditorialiste, enseignant à l'université de Cambridge, son projet politique est faible.
© ludovic MARIN / POOL/AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Chris Bickerton n'a pas mâché ses mots. Dans son édito, publié jeudi 7 dans le New York Times, cet enseignant à l'université de Cambridge s'est attaqué à Emmanuel Macron, estimant qu'il sera lui aussi un "président français raté". Pour l'éditorialiste, la chute de popularité que connait actuellement le chef de l'Etat est la conséquence de la faiblesse de son projet politique. Pour rappel, le compagnon de Brigitte Macron a perdu 24 points dans les sondages depuis le mois de juillet et se situe désormais autour des 40% d'opinions favorables.

"Tout le projet politique du président français s'est concentré sur sa propre personne", a-t-il regretté. Et d'ajouter: "Une grande partie de son attrait provient de sa jeunesse, de son dynamisme, de sa beauté et de ses compétences oratoires. Cette approche hyper-personnalisée a toujours présenté le risque qu'une fois le charme passé, il ne reste plus rien, ce qui est exactement en train de se produire". 

Dans son édito, Chris Bickerton a par exemple fait part de son scepticisme vis à vis de la réforme du code du travail menée par l'exécutif, revenant également sur la politique économique d'Emmanuel  Macron dans son ensemble, laquelle "favorise les employeurs par rapport aux salariés et ébrèche ce qui reste de l'Etat-providence français".

"Toute baisse continue du chômage en France serait la bienvenue, mais l'expérience d'autres pays suggère que cela impliquerait de nouvelles formes d'inégalité. En Allemagne, la réforme du marché du travail a mené à la prolifération de mini-jobs, un travail à temps partiel peu régulé et qui a pris la place du travail à temps plein dans certains secteurs", a-t-il analysé avant d'interroger les lecteurs: "est-ce-futur que la France veut?".

En parallèle, l'éditorialiste a reproché au président français son "égo démesuré" et ses "accents monarchiques", expliquant qu'il avait réussi à convaincre les Français lors de la campagne présidentielle car il était le "candidat le moins mauvais". "Emmanuel Macron est toujours l'enfant chéri de l'élite libérale mondiale, mais son impopularité grandissante nous donne une meilleure image de ce qu'il a à offrir", a-t-il encore déclaré. 

Emmanuel Macron s'est fait épingler dans le "New York Times".


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