Présidentielle 2017: pour 58% des Français, le Front national est "un danger pour la démocratie en France"

Présidentielle 2017: pour 58% des Français, le Front national est "un danger pour la démocratie en France"

Publié le :

Mardi 07 Mars 2017 - 17:34

Mise à jour :

Mardi 07 Mars 2017 - 17:42
©Christian Hartmann/Reuters
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Selon le baromètre annuel Kantar Sofres, la perception du Front national et de sa présidente par les Français est toujours majoritairement négative. Toutefois, les thèses défendues par le parti progresse dans l'opinion publique.

Marine Le Pen et le Front national font toujours face à un plafond de verre mais qui se réduit de plus en plus. Selon l’enquête annuelle Kantar - Sofres-OnePoint pour Le Monde et Franceinfo, publiée ce mardi 7, la part des Français convaincus par ses idées reste importante, et son socle électoral se solidifie.

Toutefois, une large part des Français reste radicalement opposée aux idées défendues par le parti d'extrême-droite. Ainsi, selon cette étude, 58% des personnes interrogées estiment que le FN représente "un danger pour la démocratie en France" et 36% pensent l’inverse. Ce chiffre est en hausse constante depuis 2013 après une décennie de lente décrue: il y a quatre ans, 47% des personnes interrogées jugeaient le FN dangereux.

Cette inquiétude est plus marquée chez les femmes (62 %), chez les personnes âgées de plus de 65 ans (63%), chez les cadres (69%) et professions intermédiaires (63%) et chez les diplômés de l’université (68%).

De plus, malgré la stratégie de "dédiabolisation" portée par Marine Le Pen pour tenter de lisser l'image de son parti, 49% des Français continuent à voir en elle la représentante d’une "extrême droite nationaliste et xénophobe" tandis que 40% jugent plutôt qu’elle défend une "droite patriote attachée aux leurs traditionnelles".

C'est surtout sur le plan des idées que le parti progresse. Du temps de Jean-Marie Le Pen, 75% des Français se disaient en désaccord avec les idées du parti. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 62%. Plus d’un tiers se disent au contraire tout à fait ou assez d’accord avec ses idées (33%).

>Enquête réalisée du 23 au 27 février 2017 en face-à-face au domicile des personnes interrogées, auprès d’un échantillon de 1006 personnes, représentatif de l’ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas et stratification par région et catégorie d’agglomération.

Une large part des Français reste radicalement opposée aux idées défendues par le parti d'extrême-droite.


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