Présidentielle - Candidat visé par un attentat déjoué: qui les deux djihadistes voulaient-ils abattre?

Présidentielle - Candidat visé par un attentat déjoué: qui les deux djihadistes voulaient-ils abattre?

Publié le :

Mardi 18 Avril 2017 - 13:39

Mise à jour :

Mardi 18 Avril 2017 - 13:46
©DR
PARTAGER :

La rédaction de FranceSoir.fr

-A +A

Clément Baur et Mahiedine Merabet ont été arrêtés ce mardi matin après plusieurs jours de traque. Selon les premières informations disponibles, les deux djihadistes auraient pu vouloir s'en prendre à François Fillon.

Deux hommes radicalisés, appartenant à la mouvance islamiste, soupçonnés d'avoir voulu commettre des attentats pendant la campagne présidentielle, ont été arrêtés mardi 18 avril à Marseille, à la sortie d'un appartement.

Selon les premiers éléments de l'enquête, il apparait que les deux hommes, Mahiédine Merabet et Clément Baur, souhaitaient s'en prendre à l'un des candidats à l'élection. Ainsi, FranceInfo rapporte que la DGSI, lors des perquisitions, a récupéré une photo dont l’auteur serait Mahiédine Merabet, sur laquelle on voit un "fusil mitrailleur, associé à la Une du journal Le Monde du 16 mars (sur laquelle on voit François Fillon, NDLR), un drapeau de l’Etat islamique, et un lot de munitions formant les mots +La loi du talion+". Tout semble indiquer que le candidat des Républicains ait pu être une cible pour ces deux anciens détenus radicalisés. 

Selon les enquêteurs, les perquisitions réalisées dans le cadre de ce coup de filet ont permi de mettre la main sur une arme de poing, un fusil-mitrailleur et des composants chimiques rentrant dans la composition du TATP (explosif souvent utilisé dans le cadre d'attentats).

A noter également que depuis vendredi 14, la sécurité a été particulièrement renforcée autour de François Fillon, notamment lors des meetings et des déplacements de campagne. Des tireurs d'élites et des membres du Raid sont notamment disposés lors des prises de parole du candidat. Les membres de son équipe de campagne avaient été briefés sur la menace. "Nous savions depuis quelques jours qu’il existait une menace précise et qu’un commando était recherché", confiait samedi au JDD un proche de François Fillon.

L’unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT) a augmenté le niveau de risque pesant sur le candidat Les Républicains, le plaçant en niveau 2 (le niveau maximal est de 1, sur une échelle de 1 à 4), qui correspond à une personnalité menacée "avec risques limités ou non prévisibles de concrétisation".

La Une du "Monde" datée du 16 mars retrouvée chez un des terroristes.


Commentaires

-