Présidentielle - François Fillon se compare à Pierre Bérégovoy dans "L'Emission politique" sur France 2

Présidentielle - François Fillon se compare à Pierre Bérégovoy dans "L'Emission politique" sur France 2

Publié le :

Vendredi 24 Mars 2017 - 11:00

Mise à jour :

Vendredi 24 Mars 2017 - 11:12
©Amalricc/Wikicommon
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Invité de "L'Emission Politique", François Fillon a affirmé jeudi avoir "souvent pensé à Pierre Bérégovoy", qui était mis en cause dans une affaire de prêt avant de se donner la mort en 1993. Une comparaison qui a déclenché la colère de l'écrivaine Christine Angot.

C'est une comparaison pour le moins osée à laquelle s'est livré jeudi 23 François Fillon sur le plateau de L'Emission politique sur France2. Le candidat des Républicains à la présidence de la République a comparé sa situation sur le plan médiatique et judiciaire à celle de l'ancien Premier ministre socialiste Pierre Bérégovoy.

"J'ai été élu à 27 ans. Est-ce qu'une seule fois on a mis en cause mon honnêteté, mon intégrité? Jamais. Et voilà que tout d'un coup, je deviens un personnage sulfureux, corrompu". Et d'ajouter: "Ça m'a fait souvent penser à Pierre Bérégovoy. J'ai compris pourquoi on pouvait être amené à cette extrémité, quand l'image qui est donnée de vous est le contraire de ce que vous croyez être".

François Fillon faisait ainsi référence à "l’affaire Pelat" révélée le 1er février 1993 par Le Canard Enchaîné. Celui-ci mit en lumière le prêt sans aucun intérêt d’un million de francs (environ 150.000 euros) dont bénéficia Pierre Bérégovoy en 1986 de la part de l’industriel Roger-Patrice Pelat, proche de François Mitterrand. Bien que le prêt ait été dûment enregistré, ses conditions très avantageuses, et sans autre raison apparente que la proximité entre l’homme politique et l’industriel, entamera durement l’image de celui qui s’était engagé à lutter contre la corruption et le conflit d’intérêt. Pierre Bérégovoy, ancien secrétaire général de l'Elysée de François Mitterrand et Premier ministre socialiste de 1992 à 1993, a mis fin à ses jours le 1er mai 1993 en se suicidant à l'aide de l'arme de son garde du corps.

Le jour de son enterrement, François Mitterrand déclarera: "toutes les explications du monde ne justifieront pas qu'on ait pu livrer aux chiens l'honneur d'un homme et finalement sa vie au prix d'un double manquement de ses accusateurs aux lois fondamentales de notre République, celles qui protègent la dignité et la liberté de chacun d'entre nous".

La comparaison établie par le candidat à l'élection présidentielle, mis en examen pour détournement de fonds publics dans le PenelopeGate, a choqué l'écrivaine Christine Angot, venue porter la contradiction à François Fillon. "Vous ne reculez devant rien! Votre parole est malhonnête", a-t-elle lâché. "Et vous savez ce que c'est le pompon de toute cette histoire? C'est le coup de Bérégovoy que vous nous avez fait tout à l'heure, ça, ça passe pas!", a-t-elle ajouté , avant de dénoncer "un chantage au suicide".

La comparaison établie par le candidat à l'élection présidentielle a choqué l'écrivaine Christine Angot, venue porter la contradiction à François Fillon.

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