Primaire de la droite: François Fillon parie sur "la majorité silencieuse"

Primaire de la droite: François Fillon parie sur "la majorité silencieuse"

Publié le :

Lundi 26 Septembre 2016 - 09:19

Mise à jour :

Lundi 26 Septembre 2016 - 09:33
©Eric Gaillard/Reuters
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La rédaction de FranceSoir.fr

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François Fillon était ce lundi l'invité de France Inter. L'ancien ministre et candidat à la primaire a défendu un programme qu'il ne juge pas ultralibéral mais "pragmatique" et dit toujours croire en ses chances pour la primaire, malgré l'avance de Nicolas Sarkozy et Alain Juppé dans les sondages.

Son programme jugé ultralibéral par certains

"Nous sommes un pays qui consacre 57% de ses richesse nationales à la dépense publique. Avec mon projet on descendrait à 50%. Si vous appelez ça un programme ultralibéral, je vous en fournirai d'autres".

"Si je propose de supprimer la durée légale du travail, c'est pour la remplacer par des négociations au sein de l'entreprise avec un accord majoritaire des salariés ou des syndicats. On n'est pas dans une posture idéologiquement libérale".

"Ce pays est allé trop loin dans les dépenses publiques et la bureaucratie depuis 20 ans. Je suis pragmatique. Pour faire revenir le balancier au centre, il faut un choc. C'est la seule solution pour redresser le pays".

 

Son programme est pourtant basé sur un déficit légué par la gauche de de 4,7% en 2017 (le gouvernement a pour sa part annoncé un déficit légèrement inférieur à 3%, NDLR)

"Mon objectif c'est zéro déficit en 2022. Pourquoi je dis qu'il y aura un déficit en 2017? Depuis quelques mois le gouvernement dépense de l'argent qui sera facturé en 2017 et 2018. Sauf à faire subir un choque d'une extrême rigueur en payant les dépenses de la gauche, il n'y a pas d'autre choix que d'accepter un déficit en 2017".

 

L'augmentation de la TVA dans son programme

"J'augmente la TVA pour baisser les charges salariales qui pèsent sur les ménages les plus modestes".

 

L'ex-présidente du Medef Laurence Parisot dit qu'il n'y a aucune idée nouvelle à droite

"Elle ne lit pas les programmes. C'est l'idée à la mode qu'il n'y a rien de nouveau, ils n'ont absolument pas vu qu'une nouvelle économie est en train de se mettre en place".

"J'aimerais qu'elle propose des solutions plutôt que de se promener sur les écrans et devant les micros pour faire des critiques suivies d'aucune proposition".

 

Les sondages le placent toujours loin derrière Alain Juppé et Nicolas Sarkozy

"Le fait (que ce duel) soit annoncé, c'est une raison suffisante pour mobiliser les Français. Je n'y crois pas car je pense profondément qu'une majorité silencieuse va aller voter et ne se sent pas concernée. Je réunis plus de monde que tous les autres (dans les meetings NDLR), j'ai plus de parrainages que tous les autres sauf Nicolas Sarkozy , j'ai des sondages de popularité excellents. Je ne dis pas que c'est gagné d'avance, c'est un pari que je fais".

 

La Russie mise en cause pour ses bombardements contre les ennemis de Bachar el-Assad

"Je n'ai jamais été élogieux de l'action de Moscou mais j'ai toujours dit qu'on ne pouvait pas régler le problème sans eux. Si on avait essayé il y a quatre ans de mette tout le monde autour de la table, on aurait pu régler le problème syrien. On a continuellement estimé que la solution passait par la chute régime Bachare el-Assad (pour lequel) je n'ai aucune sympathie. Je connais ses crimes".

"Agissons. On est là à condamner sans agir. Dès demain les Américain vont recommencer à négocier avec les Russes par ce que sur le terrain il y a une réalité militaire".

 

Pour François Fillon, le redressement des comptes publics et de la France ne peut passer que par "un choc".


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