Raquel Garrido, l'insoumise polémique en quatre actes

Raquel Garrido, l'insoumise polémique en quatre actes

Publié le :

Vendredi 10 Novembre 2017 - 15:58

Mise à jour :

Vendredi 10 Novembre 2017 - 16:07
Emploi de chroniqueuse chez C8, cotisations sociales impayées, mélange des genres et logement HLM, Raquel Garrido a souvent été épinglée pour des polémiques. Ce vendredi, un journaliste de BFMTV annonce qu'elle quitte la France insoumise et la vie politique.
© JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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A en croire les informations de Loïc Besson de BFMTV, Raquel Garrido arrêterait la politique et quitterait la France insoumise. En effet, le journaliste politique explique dans un tweet que "son comportement et les polémiques étaient devenus insoutenables" pour le parti de Jean-Luc Mélenchon. 

En effet, l'avocate a particulièrement défrayé la chronique médiatique depuis l'élection présidentielle, au cours de laquelle elle a été très active pour défendre le programme de la France insoumise dont elle était l'une des oratrices nationales.  

Première polémique dès avant l'été lorsqu'elle annonçait rejoindre l'émission de Thierry Ardisson, Les Terriens du Dimanche sur C8, comme chroniqueuse. La controverse est immédiate, la chaîne appartient au milliardaire Vincent Bolloré, abhorré de son parti, suscitant les sarcasmes d'une part de la classe politique. "Pas la première fois dans ma vie que certains se permettent de me dire de +rester à ma place+. Impossible. J'avance. J'invente", s'était-elle défendue.

C'est d'ailleurs à travers cette émission que l'avocate soulève une nouvelle fois la critique le 31 août. Ce jour-là Raquel Garrido était présente lors de la conférence de presse d'Edouard Philippe qui présente les ordonnances qui vont réformer le code du travail. Au titre de chroniqueuse de l'émission d'Ardisson, elle interpellait le Premier ministre. Un mélange des genres qui passe mal auprès des journalistes et d'une partie du public.

La 4 octobre, c'est Le Canard enchaîné qui vient porter le fer contre Raquel Garrido. Le journal satirique révèlait que l'avocate insoumise devait un arriéré de "cotisation sociales" de "32.215 euros" à la caisse nationale des barreaux français (CNBF), soit l'équivalent de six ans sans payer. Le CNBF avait affirmé dans un communiqué que cette information était "inexacte". La porte-parole de la FI avait affirmé avoir "du mal pour Le Canard enchaîné" qui ne "balance que des bêtises" dans une vidéo publiée sur Snapchat où elle apparaissait au côté du blogueur Jeremstar.

La semaine suivante, l'hebdomadaire s'en prenait à nouveau à elle, révélant que Raquel Garrido n'avait "pas déclaré un sou de revenu à l'Urssaf en 2016". Elle avait du coup, avançait-t-il, fait l'objet d'un rappel de "6.113 euros" en mars 2016, puis le 28 septembre 2017. Une affirmation de nouveau démentie par l'intéressé qui avait affirmé être à jour pour "tous ses paiements URSAAF" 2016.

Enfin, avec son époux Alexis Corbière, Raquel Garrido est au cœur d'un long feuilleton au sujet du logement HLM que le couple occupe depuis 2003 dans le XIIe arrondissement de Paris assorti d'un loyer de 1.200 euros (soit bien en dessous des prix du marché). Si la légalité de l'occupation du logement n'était pas contesté, le fait qu'Alexis Corbière, député FI de Seine-Saint-Denis, émarge à 7.142 euros brut par mois alors que sa compagne gagnerait également près de 7.200 euros en temps que chroniqueuse sur C8, en plus de ses honoraires d'avocate, était moralement contestable.

Le couple devrait déménager à la mi-décembre pour s'installer dans la circonscription d'Alexis Corbière en Seine-Saint-Denis après des mois de polémique. 

Raquel Garrido arrêterait la politique.


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