Rebondissement dans l'affaire Bygmalion: accusation de financement illégal de campagne de l'UMP en 2012

Rebondissement dans l'affaire Bygmalion: accusation de financement illégal de campagne de l'UMP en 2012

Publié le 10/12/2014 à 11:47 - Mise à jour à 11:53
©Charles Platiau/Reuters
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Auteur(s): MM

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Les juges en charge de l'affaire Bygmalion ont étendu l'enquête au financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012. Ils cherchent à savoir qui a donné les ordres et qui était au courant de la fraude.

Le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012 fait encore parler de lui. Selon une information diffusée par le journal Libération, le parquet de Paris a étendu mardi l'enquête sur l'affaire Bygmalion et les comptes de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012 au délit de financement illégal de campagne électorale.

L'information judiciaire initiale, confiée à des juges financiers, avait été ouverte en juin pour faux et usage de faux, abus de confiance et tentative d'escroquerie.

Ils sont sept personnes a être mis en examen dans le cadre de cette affaire, quatre anciens cadres de la société Bygmalion, dont les fondateurs Bastien Millot et Guy Alvès, qui s'occupaient de l'organisation des meetings de Nicolas Sarkozy, ainsi que 3 anciens cadres de l'UMP, et notamment l'ancien directeur adjoint de la campagne, Jérôme Lavrilleux.

L'enquête vise un système de fausses factures mis en place afin que le budget de campagne de l'UMP pour la présidentielle de 2012 ne dépasse pas le plafond autorisé de 22,5 millions d'euros. Selon une évaluation figurant au dossier, pas moins de 18,5 millions d'euros ont été éludés du compte de campagne de Nicolas Sarkozy via ce système de fausses factures.

Le Conseil Constitutionnel avait invalidé les comptes de campagne pour l'élection présidentielle de 2012 de Nicolas Sarkozy en juillet 2013. L'UMP avait ainsi été privé du remboursement de ses frais de campagne, ce qui avait poussé le mouvement à lancer une souscription auprès de ses militants (le "Sarkothon") pour renflouer les caisses du parti. 

Auteur(s): MM


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Les comptes de campagne de l'UMP en 2012 sont dans le viseur de la justice.

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