Réforme de la SNCF: "les syndicats sont gonflés à bloc" assure Martinez

Réforme de la SNCF: "les syndicats sont gonflés à bloc" assure Martinez

Publié le :

Mercredi 28 Février 2018 - 15:38

Mise à jour :

Mercredi 28 Février 2018 - 15:48
© CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Philippe Martinez, le patron de la CGT, a prévenu ce mercredi matin que la "réponse" des syndicats sera "à la hauteur de l’attaque" du gouvernement contre la SNCF. Il a assuré que les cheminots "ne sont pas des privilégiés".

Si la ministre des Transports a fait par de son souhait "d'éviter un mouvement dur" de la part des syndicats contre la réforme de la SNCF, ces derniers ne l'entendent pas de cette oreille. C'est le message qu'a fait passer ce mercredi 28 Philippe Martinez sur France 2.

"On est gonflés à bloc!", a-t-il assuré ce mercredi sur la chaîne public, au lendemain de la décision des syndicats de la SNCF de donner une chance à la concertation avec le gouvernement, avant d’arrêter, le 15 mars, une éventuelle date de grève. Selon le secrétaire général de la CGT, il ne faut d'ailleurs pas y voir "pas un signe de faiblesse des syndicats": "le gouvernement dit qu’il veut discuter, on va voir s’il veut réellement discuter". 

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Au centre des préoccupations des syndicats, la réforme du statut des cheminots, un casus belli pour Philippe Martinez qui a martelé "ce ne sont pas des privilégiés", ce statut "n'est pas négociable". Et d'ajouter: "Qui peut me faire la démonstration – je mets au défi le Premier ministre et je suis prêt à débattre avec lui – que les problèmes de la SNCF, c’est le statut des cheminots?".

Il a également rappelé qu’une "journée d’action", avec grèves et manifestations, était prévue le 22 mars, simultanément avec la fonction publique.

De son côté, Elisabeth Borne a expliqué "qu'il y a à la fois urgence à avancer, et en même temps, la volonté du gouvernement, c'est la concertation". "Il va y avoir deux mois de concertation et trois mois de débat parlementaire". Et d'assurer: "Les deux vont avancer parallèlement, et (...) à chaque fois que la concertation aura permis d'avancer sur un sujet, alors on mettra dans la loi les dispositions à la place des ordonnances".

 

Pour Philippe Martinez, "les cheminots ne sont pas de privilégiés".

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