Réforme territoriale: la carte des 13 régions adoptée par les députés

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JmC
Publié le 20 novembre 2014 - 09:03
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Des députés d'Alsace manifestent à l'Assemblée le 19 novembre 2014.
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Les députés UMP d'Alsace ont manifesté contre la nouvelle carte des régions.
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Les députés ont adopté, dans la nuit de mercredi à jeudi, le nouveau découpage du territoire. Dans un peu plus d'un an, la France comptera 13 régions, au lieu de 22 actuellement.

Le 1er janvier 2016, la France métropolitaine comptera 13 régions, au lieu de 22 actuellement. Après six heures de débats houleux dans la nuit de mercredi à jeudi, les députés ont fini par adopter, en deuxième lecture, le redécoupage du territoire.

Une soixantaine d'amendements avaient été déposés, mais aucun n'a été accepté. Les élus UMP de l'Alsace ont mené un dernier –et vain- baroud d'honneur pour protester contre la fusion de leur région avec Champagne-Ardenne et Lorraine. La dizaine de députés UMP alsaciens ont déployé, dans la salle des Quatre-Colonnes à l'intérieur de l'Assemblée, une banderole avec la mention "Ne tuez pas l'Alsace".

Nicolas Sarkozy, qui était mercredi soir à Mulhouse dans le cadre de sa campagne pour la présidence de l'UMP, leur a apporté son soutien en soulignant que "l'Alsace est la région la plus ouverte au coeur de l'Europe". Il a promis, s'il revenait au pouvoir en 2017, de "défaire" la carte de la réforme territoriale.

De même plusieurs députés bretons (UMP, UDI, écologistes) ont regretté de n'avoir pu reconstituer la Bretagne historique "à cinq départements, en incluant la Loire-Atlantique, enlevée par un décret de Vichy" et qui reste dans la région Pays de la Loire.

De toute façon, "aucune carte ne fera jamais l'unanimité", a concédé dans l'hémicycle le secrétaire d'Etat à la Réforme territoriale, André Vallini, défendant "cette nouvelle carte des régions et cette réforme territoriale que les Français attendent".

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a de son côté estimé que le dialogue sur ce sujet était "allé à son terme" et que la carte initiale du gouvernement avait été "amendée, discutée, transformée".

Le gouvernement avait présenté au printemps dernier une première carte à 14 régions, supprimée par le Sénat en première lecture puis rétablie mais à 13 régions par l'Assemblée en juillet. En seconde lecture fin octobre, le Sénat a porté cette carte à 15 régions, mais les députés sont revenus en commission sur ces modifications la semaine dernière, à l'initiative du groupe socialiste, en fusionnant de nouveau l'Alsace avec la Lorraine et Champagne-Ardennes, ainsi que le Languedoc-Roussillon avec Midi-Pyrénées.

Cette carte à 13 régions va revenir vers le Sénat, toujours favorable à 15. Si, comme c'est probable, députés et sénateurs ne se mettent pas d'accord en commission mixte paritaire, c'est l'Assemblée qui aura le dernier mot, et la France comptera donc 13 régions à compter de 2016.

Ces régions sont les suivantes: Nord+Pas-de-Calais+Picardie, Basse Normandie+Haute Normandie, Ile-de-France, Champagne-Ardenne+Alsace+Lorraine, Bretagne, Pays de la Loire, Centre, Bourgogne+France-Comté, Poitou-Charentes+Aquitaine+Limousin, Rhône-Alges+Auvergne, Midi-Pyrénées+Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Corse.

(Voir ci-dessous la manifestation des élus UMP d'Alsace mercredi soir):

 

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