Règlement de comptes à Solférino: Cambadélis s'en prend violemment à Hollande dans un livre-testament

Règlement de comptes à Solférino: Cambadélis s'en prend violemment à Hollande dans un livre-testament

Publié le 27/09/2017 à 14:47 - Mise à jour à 15:09
© ALAIN JOCARD / AFP/Archives
PARTAGER :

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

-A +A

Celui qui quittera la tête du PS samedi publie un essai critique sur le quinquennat de François Hollande. Il y raille un homme qui n'était pas "prêt" à devenir président.

Il quitte son poste de secrétaire général du Parti socialiste samedi 30 et compte bien s'en aller avec perte et fracas. Jean-Christophe Cambadélis a la dent dure et a décidé de régler ses comptes avec toute la gauche et particulièrement François Hollande.

En effet, l'ancien député de Paris a publié un essai au vitriol dans lequels il s'en prend vertement à la "défaite morale" de la gauche et aux "erreurs" de François Hollande. L'ouvrage d'un peu plus de 200 pages, intitulé Chronique d'une débâcle, 2012-2017, est l'occasion pour l'ancien député de Paris, balayé par la vague En marche!, de revenir sur cinq années qui auront vu le PS passer brutalement "du firmament au néant".

Il rappelle que François Hollande est devenu le candidat du PS à la présidentielle de 2012 "après le crash de Dominique Strauss-Kahn: à ce moment, cela va très vite, il n'a pas le temps de se préparer." Puis "il arrive aux responsabilités dans un accord avec Arnaud Montebourg, qui est sa négation". Ainsi, François Hollande laisse "la fronde s'installer dans le code génétique de ce quinquennat".

Cambédélis brosse un portrait acide de l'ex-président, un homme qui n'était "pas prêt mentalement" à affronter la fonction présidentielle, un "président bon camarade" prêt à "répondr(e) à toutes les injonctions".

Pour lui, l'ancien chef de l'Etat est "incapable de dire non", qu'on pourra "tout lui demander, même le plus grotesque". Il prend un exemple sur le terrain personnel avec le soir de l'élection de François Hollande à Bastille, le 6 mai 2012. Valérie Trierweiler lui dit "embrasse-moi". Ce que fait brièvement l'ancien chef de l'État. Commentaire acerbe de Cambadélis: "Voilà qui résume toute la teneur de son quinquennat. Il ne se désistera à aucune demande sans vraiment les embrasser".

Dans ce quinquennat où les échecs ont "été plus nombreux" que les réussites, le premier secrétaire du PS voit deux erreurs fondamentales: la première, l'absence de "récit" sur l'action menée, au profit d'une focalisation sur les "résultats" -qui tarderont à venir. "L'autre erreur est bien évidemment d'avoir laissé faire, puis partir Emmanuel Macron", et ce, malgré les mises en garde de Stéphane Le Foll et les siennes, dès septembre 2015.

Mais surtout, Jean-Christophe Cambadélis pointe le manque de discernement de François Hollande par rapport à Emmanuel Macron. Selon lui, il n'est pas question d'aveuglement, mais bien d'une stratégie qui a raté: "François Hollande avait perçu la volonté d'Emmanuel Macron (d'aller plus loin) mais il a cherché à l'instrumentaliser. Il pensait que ce jeune homme qui plaisait aux médias pouvait être utilisé au moment où Alain Juppé s'avançait". Et d'ajouter: "il pensait pouvoir créer un rapport de force: le moment venu, Emmanuel Macron ringardiserait Alain Juppé. Mais Emmanuel Macron savait qu'il était instrumentalisé, et surtout, il avait d'autres idées en tête".

Sur ce point, il est raison. 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


PARTAGER CET ARTICLE :


Pour Cambadélis, l'ancien chef de l'Etat est "incapable de dire non", qu'on pourra "tout lui demander, même le plus grotesque".

Annonces immobilières

Fil d'actualités Politique




Commentaires

-