Glyphosate: Royal tacle Hulot qui lui répond sèchement

"Aucune concession"

Glyphosate: Royal tacle Hulot qui lui répond sèchement

Publié le :

Mercredi 08 Novembre 2017 - 10:18

Mise à jour :

Mercredi 08 Novembre 2017 - 10:25
Nicolas Hulot était ce mercredi matin l'invité de Jean-Jacques Bourdin. Il a tenu à répondre aux demandes de Ségolène Royal de garder une position ferme sur la question du glyphosate n'ayant visiblement pas apprécié l'injonction. Le ministre de la Transition écologique reste malgré tout dans une position difficile.
© LUDOVIC MARIN / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Il a visiblement peu goûté aux conseils de l'ancienne ministre qui occupait son fauteuil. Nicolas Hulot a répondu ce mercredi 8 pour le moins "sèchement" au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV aux propos de Ségolène Royal tenus à ce même micro dans l'émission de la veille.

Rappel: mardi 8, l'ancienne ministre de l'Ecologie de 20104 à 2017 demandait à son successeur de "rester ferme" face aux pressions pour lui faire baisser la garde sur le glyphosate, alors que l'actuel ministre de la Transition écologique a déjà dû reconnaître que l'objectif de 2025 pour réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique ne serait pas tenue.    

Ce dernier répondait donc à cette injonction de la veille, et n'a pas manqué d'exprimer son agacement. "Ségolène Royal me demande de rester ferme: mais qu'est-ce que je fais depuis des semaines? Je passe mon temps au téléphone avec mes homologues européens. La France a la position la plus ferme!" se justifie-t-il, taclant au passage celle qui est aujourd'hui ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique. "Merci du conseil mais je n'en ai pas besoin pour être ferme. Je ne fais aucune concession sur la santé" conclut, incisif, le ministre.

Nicolas Hulot essaie de tenir une ligne refusant le prolongement de cinq ans de l'exploitation du glyphosate –la ligne proposée par la Commission européenne– le gouvernement demandant officiellement un maximum de trois ans. Nicolas Hulot assure d'ailleurs que la France "votera contre" si c'est finalement la proposition de cinq ans qui est présentée aux Etats de l'UE jeudi 9. Un nouveau désaveu serait le deuxième en 48 heures pour le ministre ce qui pourrait déclencher les critiques des organisations environnementales à son égard et fragiliser un peu plus sa position.

Nicolas Hulot a répondu avec fermeté à Ségolène Royal par micros interposés.

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