Si Benoît Hamon "avait retiré sa candidature, il serait Premier ministre et moi président": les calculs foireux de Jean-Luc Mélenchon

Boule de cristal et calculette

Si Benoît Hamon "avait retiré sa candidature, il serait Premier ministre et moi président": les calculs foireux de Jean-Luc Mélenchon

Publié le :

Jeudi 14 Septembre 2017 - 12:53

Mise à jour :

Jeudi 14 Septembre 2017 - 13:05
Jean-Luc Mélenchon a accordé une interview à "La Provence" ce jeudi. Dans l'entretien, il a affirmé que si Benoît Hamon s'était rallié à lui avant le premier tour de l'élection présidentielle, il aurait pu être qualifié au second tour et même être élu président. Mais ses calculs ne sont pas bons.
© BERTRAND LANGLOIS / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Jean-Luc Mélenchon a accordé une interview musclée à La Provence ce jeudi 14. Dans celui-ci, il y parle bien sûr de la quatrième circonscription des Bouches-du-Rhône, dont il est député. Mais pas seulement: il a aussi réservé quelques commentaires hauts en couleur au Parti socialiste et à Benoît Hamon.

Celui qui est arrivé quatrième au premier tour de l'élection présidentielle a accusé son rival socialiste de l'avoir fait perdre. "S'il avait retiré sa candidature, il serait aujourd'hui Premier ministre et moi président de la République", a affirmé l'insoumis, visiblement toujours amer face à sa défaite.

Pour lui, son score aurait pu être de 25,94%, soit devant Emmanuel Macron et Marine Le Pen, au premier tour avec les 6,36% des voix de Benoît Hamon. Après quelques tractations, les deux hommes n'avaient finalement pas réussi à s'entendre, le Parti socialiste préférant faire "un score groupusculaire". Mais une simple addition semble un peu légère pour affirmer une telle chose.

Si Benoît Hamon s'était rallié à Jean-Luc Mélenchon, ce dernier aurait-il vraiment récupéré toutes les voix du socialiste? Non, une grande partie des électeurs du PS s'était déjà elle-même ralliée aux candidats Mélenchon ou bien Macron. Et cela sans attendre la décision du gagnant de la primaire. Les quelques deux millions de personnes qui ont donc mis un bulletin rose dans l'urne au premier tour étaient ceux qui ne voulaient pas d'alliance avec la France insoumise.

Bien sûr avec un tel ralliement, Jean-Luc Mélenchon aurait gagné des voix acquises à Benoît Hamon mais pas la totalité, loin de là. La défaite a certainement été dure à digérer, surtout après une fin de campagne très encourageante. Mais l'homme qui est arrivé cinquième au premier tour de l'élection, avec un score inférieur à 10%, n'y est pas pour grand chose.

Une simple addition n'aurait pas suffit à Jean-Luc Mélenchon pour devenir président.

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