"SNCF bashing" et "cheminots fainéants": coup de gueule de Guillaume Pepy

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"SNCF bashing" et "cheminots fainéants": coup de gueule de Guillaume Pepy

Publié le 07/03/2018 à 11:12 - Mise à jour à 11:45
© ERIC PIERMONT / AFP/Archives
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Le président de la SNCF Guillaume Pepy a poussé un "coup de gueule" ce mercredi contre le "SNCF bashing" et le "cheminots bashing". Le débat sur la réforme de la compagnie ferroviaire est émaillé de critiques sur le statut de "privilégiés" de ces salariés.

Le débat sur la suppression du statut des cheminots comporte un aspect qui irrite Guillaume Pepy. Le président de la SNCF a souhaité pousser un "coup de gueule", alors que beaucoup reprochent aux salariés de l'établissement public de défendre un statut de "privilégiés".

"On est vraiment dans une période de SNCF bashing et de cheminots bashing et je trouve ça nul et inutilement méchant", a lancé Guillaume Pepy ce mercredi 7 sur Europe 1.

Une réaction à la phrase d'Emmanuel Macron qui avait comparé au salon de l'Agriculture ce statut et les conditions de travail des éleveurs? Guillaume Pepy assure qu'il ne vise "pas le gouvernement" .

Il dit en avoir assez d'entendre que "les cheminots sont des fainéants", qu'il existerait encore une prime de charbon ou 28 heures de RTT. Et de dénoncer une"caricature" lorsque le journaliste Patrick Cohen évoque "les emplois à vie, les billets gratuits, les avancements de carrière automatiques".

Voir: Le statut des cheminots, un socle de garanties collectives

Excédé par ce "bashing", Guillaume Pepy n'en reconnaît pas moins la nécessité de réformer la SNCF pour "rendre un meilleur service avec l'argent qu'on y met". Il a défendu l'ouverture à la concurrence, citant l'exemple de la Suède où "depuis 25 ans il y a la concurrence et plein de syndicats. Aujourd'hui il y a plus de trains qu'avant, plus de choix pour les usagers et un meilleur rapport qualité/prix. La concurrence il ne faut pas en avoir peur".

Les sondages affirment que les Français sont majoritairement favorable à la suppression du statut des cheminots et jugent que la grève n'est pas justifiée, sans pour autant se ranger du côté du gouvernement.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Le "SNCF bashing" et le cheminots bashing je trouve ça nul et inutilement méchant", a lancé Guillaume Pepy.

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