Sondages de l'Elysée: Patrick Buisson mis en examen

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Publié le 29 juillet 2015 - 19:22
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L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson, a été mis en examen ce mercredi dans l'affaire dite "des sondages".
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Patrick Buisson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen ce mercredi après-midi pour recel de favoritisme, abus de biens sociaux et détournement de fonds publics par un particulier, dans le cadre de l’affaire dite "des sondages". Dans la matinée, il avait été entendu par la police judiciaire avec Pierre Giacometti, également conseiller de l'ancien président au moment des faits.

Ce mercredi 29 dans l'après-midi, Patrick Buisson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen pour recel de favoritisme, abus de biens sociaux et détournement de fonds publics par un particulier, dans le cadre de l’affaire dite "des sondages". Il avait été entendu dans la matinée par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) avec un autre conseiller de l'ex-chef de l'Etat au moment des faits: Pierre Giacometti. Ce dernier a quant à lui été placé en garde à vue dans le 13e arrondissement de Paris.

Le dossier des sondages concerne des marchés conclus entre l’Elysée, à l’époque du mandat de Nicolas Sarkozy, et neuf instituts de sondage, dont les sociétés Publifact (détenue par Patrick Buisson) et Giacometti-Péron (dirigée comme son nom l’indique par Pierre Giacometti). Entre 2007 et 2009, l’Elysée aurait commandé 264 sondages, soit un tous les trois jours environ, à ces mêmes instituts, sans jamais réaliser aucun appel d’offre, même pour les contrats dépassant les 90.000 euros, ce qui va à l’encontre du code des marchés publics.

Après que la Cour des Comptes eut déjà pointé du doigt certaines anomalies, l’association de lutte contre la corruption Anticor a décidé de porter plainte en 2010 contre X pour "favoritisme" et "détournement de fonds publics". Car outre l’accusation de favoritisme dans certains contrats, l’association dénonce également des détournements de fonds publics, certains sondages n’ayant pas d’intérêt public liés à la fonction présidentielle. Au courant de son mandat, Nicolas Sarkozy aurait commandité des sondages pour savoir ce que les Français pensaient de son mariage avec Carla Bruni ou encore de la grossesse de son ancienne garde des Sceaux, Rachida Dati.

Après l’échec de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de mai 2012, Anticor avait relancé la justice. Et, en juin dernier, six anciens responsables ou conseillers de la présidence de la République sous Nicolas Sarkozy, dont l'ancien ministre Claude Guéant et l'ex-secrétaire général de la présidence Xavier Musca, avaient été placés en garde à vue dans ce dossier. A l’issue de leur interrogatoires, ils avaient été relâchés sans être déférés devant le juge d’instruction, ce dernier souhaitant d’abord "éplucher les déclarations des uns et des autres pour déterminer qui, à l'Elysée, a commandé et validé ces fameux sondages", selon Europe-1, qui a révélé ce mercredi matin la convocation de Patrick Buisson et Pierre Giacometti à la BRDE. Selon la radio, ces auditions devraient marquer la fin de l’enquête. 

 

 

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