Stéphane Le Foll: "la gauche de la gauche, ils n'ont jamais été contents"

Stéphane Le Foll: "la gauche de la gauche, ils n'ont jamais été contents"

Publié le 19/01/2016 à 08:36 - Mise à jour à 08:43
©Lionel Bonaventure/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Le ministre de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll était l'invité de France info, ce mardi matin. Très remonté, il a notamment dénoncé les critiques récurrentes de la "gauche de la gauche" contre l'action de François Hollande: "quand on a des partenaires comme ça, il faut savoir où sont nos adversaires...".

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"Notre pays sort d'une crise qui a eu des conséquences lourdes, en particulier sur le chômage. Ce qui a été proposé hier c'est d'essayer de donner des éléments supplémentaires pour que les jeunes en particulier se forment et trouvent un emploi, la compétitivité des entreprises".

"Il faut se rendre compte que quand on est arrivés (en 2012, NDLR) on était sur une pente qui ne cessait de descendre".

"Ce qu'a dit le président de la République qui est important hier, c'est qu'il y a une voie, un modèle social à préserver mais qu'il est important de l'adapter".

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"Le problème de la France c'est qu'on n'est jamais content".

"Il n'y a pas de quoi être ravi, mais pas non plus constamment ne pas être content, ne jamais accepter qu'il y a des voies de compromis entre des intérêts divergents mais dont il faut tenir compte: ceux des salariés et ceux des entreprises".

"C'est critiqué depuis le début. A la gauche de la gauche, ils n'ont jamais été contents".

"Ce sont nos partenaires? Quand on a des partenaires comme ça, il faut savoir où sont nos adversaires... Jean-Luc Mélenchon, le soir du premier tour (de la présidentielle 2012, NDLR) il a mis longtemps avant de dire..." (qu'il soutenait François Hollande, NDLR).

"Quel est le choix qui est fait politiquement? C'est qu'on a un modèle social qui doit adapté à des contextes dont on est bien obligé de tenir compte. Ce n'est pas un virage libéral mais un virage du compromis".

"Sur la sécurité sociale, en ce début d'année 2016 il y a trois éléments complètements nouveaux qui font que ce modèle est adapté et renouvelé, qu'on a fait faire un progrès à la sécurité sociale comme jamais depuis le conseil national de la résistance: complémentaire santé pour tous les salariés, sécurité sociale universelle et tiers payant. Une avancée sociale majeure".

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"Mais il n'a jamais... (été là, NDLR), ça c'est une histoire qu'on raconte aux petits enfants".

"Il a dit +je veux un pacte pour l'emploi+ puis a attendu sans faire de propositions. Et maintenant il critique".

La Cour des comptes préconise de baisser les indemnités chômage

"C'est une piste de la Cour des comptes. La discussion sur l'assurance chômage c'est entre syndicats et patronat".

"Le nombre de chômeurs augmentant, on a un problème de financement de l'assurance chômage".

"Il y a deux voies: les recettes, la Cour des comptes évoque aussi une augmentation de 0,1% des cotisations, et les dépenses. L'enjeu fondamental est de pérenniser le système".

La déchéance de nationalité

"On parle de ce qu'on doit faire pour des gens condamnés par la justice pour terrorisme".

"La nation française c'est l'idée de vouloir vivre ensemble et de partager un destin. Quand on est en face de terroristes qui ne veulent plus partager notre destin, qui s'en foutent de la France, ils restent Français parce qu'ils sont nés en France?".

"Le droit du sol est-il remis en cause? Non, ceux qui sont nés en France sont Français".

Une primaire à gauche avant 2017?

"Qu'il y en ait qui veulent organiser une primaire à gauche, je leur souhaite bon courage".

"C'était censé créer une dynamique, mais monsieur Mélenchon s'est exprimé très vite pour dire +je n'y serai pas+, d'autres (hésitent)... je leur souhaite bon courage".

"Si on prépare une alternative c'est à François Hollande. Ça veut dire que c'est l'alternative qui compte? Ce qu'ils ne comprennent pas c'est que l'alternative les Français iront la chercher ailleurs (...) pas dans notre camp".

"Il faut qu'on réussisse ensemble".

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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"Le problème de la France c'est qu'on n'est jamais content", a déclaré Stéphane Le Foll.

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