Taxe d'habitation: baisse de 30% pour 17 millions de ménages en 2018

Taxe d'habitation: baisse de 30% pour 17 millions de ménages en 2018

Publié le :

Vendredi 25 Août 2017 - 11:42

Mise à jour :

Vendredi 25 Août 2017 - 15:50
© Thomas SAMSON / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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La taxe d’habitation doit progressivement baisser pour 80% des ménages français, jusqu’à disparaître, à en croire la promesse de campagne d'Emmanuel Macron. Jeudi, le cabinet d'Edouard Philippe a annoncé les premières baisses pour 2018.

Edouard Philippe s'est un peu emmêler les pinceaux jeudi 24 sur BFMTV. Contrairement aux propos du Premier ministre, la baisse de la taxe d'habitation concernera donc bien environ 80% des foyers et non 30%, a fait savoir Matignon dans un correctif.

La mesure concernera 17 millions de foyers et sera destinée à compenser la hausse de la CSG pour les ménages français. Le chef du gouvernement a estimé à trois milliards d’euros le coût du geste prévu l’an prochain pour cette première étape de la suppression promise de la taxe d’habitation sur trois ans, hormis pour les ménages les plus fortunés, soit 80% d'entre eux.

"Quelqu’un qui payait 600 euros de taxe d’habitation n’en paiera plus que 400 en 2018, 200 en 2019 et plus rien en 2020. (...) C’est une baisse d’impôt sans précédent!", s'est félicite d'ailleurs Gérald Darmanin dans les colonnes de Nice Matin, le jour même.

"La taxe d’habitation est un mauvais impôt, je le pense profondément. C’est un impôt injuste", a justifié Edouard Philippe. "Notre objectif c’est de réfléchir tranquillement avec les collectivités territoriales à comment fait-on, à l’avenir, pour avoir une fiscalité locale intelligente ", a-t-il ajouté face à la fronde montante de ces dernières qui craignent une baisse de leur dotation.

Le Premier ministre a également précisé la trajectoire de la baisse des cotisations sociales promise par Emmanuel Macron. Il a réaffirmé que cette diminution de 3,15 points se ferait en deux temps au cours de l'année 2018, en détaillant la méthode: "On va les baisser de plus de deux points au 1er janvier et, à la rentrée de septembre-octobre, on va les baisser d'un peu moins d'un point".

Le chef du gouvernement a estimé à trois milliards d’euros le coût du geste prévu l’an prochain pour cette première étape.

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