Thomas Guénolé compare La France insoumise à une "dictature", le parti évoque des faits de harcèlement sexuel

Thomas Guénolé compare La France insoumise à une "dictature", le parti évoque des faits de harcèlement sexuel

Publié le :

Jeudi 18 Avril 2019 - 11:43

Mise à jour :

Jeudi 18 Avril 2019 - 12:01
©Capture d'écran/Youtube
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La rédaction de France-Soir

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Thomas Guénolé, politologue et candidat en position éligible sur la liste de La France insoumise aux européennes a annoncé vouloir saisir la justice pour contester les pratiques dirigeantes en cours dans le parti d'extrême gauche. LFI a répondu en évoquant des problèmes avec son candidat nés de faits rapportés, et en cours d'enquête interne, de harcèlement sexuel.

S’agit-il d’un règlement de comptes sur fond de basse politique et de manœuvre douteuse, ou d’un authentique dérapage dont veut se prémunir la France insoumise? Le politologue Thomas Guénolé, proche du mouvement d’extrême gauche et candidat sur leur liste aux élections européennes a annoncé qu’il comptait dénoncer devant la justice certains « dérives autoritaires » du mouvement. La France insoumise assure de son côté que le candidat est accusé en interne d’actes pouvant s’apparenter à du harcèlement sexuel, et qu’elle enquête sur la véracité ou non des faits rapportés.

Dans un communiqué, Thomas Guénolé explique que le mouvement, derrière un paraent de démocratie, prend en réalité toutes les décisions importantes en internes, via un comité (dont on présume que Thomas Guénolé ne fait pas partie). "Comment peuvent-ils plaider sans relâche pour une vraie démocratie en France, eux qui organisent la France insoumise comme une dictature?"

Interrogé par Le Figaro, il confirme qu’à ses yeux "il n’y a en réalité que deux personnes qui tiennent le mouvement, Jean-Luc Mélenchon et Sophia Chikirou. Manuel Bompard (n°2 sur la liste, et coordinateur de la campagne, NDLR) n’est qu’un exécutant qui endosse l’impopularité, mais ne décide pas lui-même".

Si Thomas Guénolé décrit un Jean-Luc Mélenchon "imprévisiblement colérique", il dénonce surtout la présence de Sophia Chikirou qui, après avoir quitté Le Média (le média proche de la France insoumise) est revenue ooeuvrer pour la campagne des européennes.

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Thomas Guénolé a donc demandé à son avocat "de prendre toutes les mesures judiciaires nécessaires contre l’appareil central du mouvement". A noter cependant que cette démarche ne remet pas en cause, du moins pour le moment, la présence de Thomas Guénéolé sur la liste aux européennes où il figure en 14e position, une place potentiellement éligible si LFI réalise un bon score le 26 mai.

En réponse à la dénonciation de Thomas Gunéolé, LFI s’est fendu de son côté d’un communiqué cinglant évoquant des faits de harcèlement sexuel de la part du politologue: "Le comité électoral a reçu un signalement d’une jeune femme dénonçant des faits pouvant s’apparenter à du harcèlement sexuel de la part de Thomas Guénolé. Nous avons saisi la cellule de veille et de vigilance de la France insoumise. Le dossier était en cours d’instruction. Nous découvrons avec stupeur le communiqué de Thomas Guénolé qui instrumentalise des prétextes politiques pour sa défense".

Toujours dans les pages du Figaro, Thomas Guénolé confirme que des accusations sont proférées contre lui depuis deux semaines mais qu’il ne s’agit là que d’une manœuvre destiné à l’origine à lui faire retirer "volontairement" sa candidature.

Voir aussi:

Vols au Média lors du départ de Sophia Chikirou: deux plaintes déposées

Chikirou nie toute "surfacturation" dans la campagne de Mélenchon

Thomas Gunéolé dénonce les pratiques internes de La France insoumise.


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