Uberpop: une partie des taxis cessent les actions

Uberpop: une partie des taxis cessent les actions

Publié le :

Vendredi 26 Juin 2015 - 07:39

Mise à jour :

Vendredi 26 Juin 2015 - 07:46
Plusieurs syndicats de chauffeurs de taxi ont appelé à la reprise du travail ce vendredi. Certains devraient cependant poursuivre les blocages contre l'application UberPop. Le ministre de l'Intérieur a annoncé jeudi 25 l'interdiction de ce service en attendant une décision de justice.
©Kai Pfaffenbach/Reuters
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Victor Lefebvre

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La grève des taxis a grandement perdu en intensité ce vendredi. Après une journée de jeudi 25 marquée par les blocages et émaillée de violences durant les manifestations contre le service UberPop, certains syndicats de chauffeurs ont appelé ce vendredi à la reprise du travail. Mais quelques dizaines de véhicules bloquaient encore en partie la porte Maillot (à la limite du 16ème et du 17ème arrondissement de Paris) ce matin.

Toutefois la mobilisation devrait être largement moindre et l'accès à l'aéroport de Roissy était dégagé ce matin. Suite aux négociations avec le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve, la CFDT et la CGT ont appelé à lever les blocages, au contraire de l'Organisation des taxis de France.

Jeudi soir, Bernard Cazeneuve a annoncé prendre un arrêté interdisant l'activité des chauffeurs UberPop "compte tenu des troubles graves à l'ordre public et du développement de cette activité illégale". Un moyen de mettre fin à leur activité le temps que la justice tranche.

Bien que le ministre considère qu'il s'agit d'une "activité illégale", il a rappelé que l'interdiction pure et simple de l'application UberPop que demandent les taxis ne pouvait intervenir que suite à une décision de justice. Il a déclaré que les véhicules des chauffeurs UberPop contrevenant à l'arrêté devaient être"systématiquement saisis" en cas de flagrant délit.

François Hollande s'est également exprimé sur le sujet par la suite, confirmant les annonces de Bernard Cazeneuve. Condamnant "des violences qui sont inacceptables dans une démocratie", le président de la République, a cependant déclaré "comprendre qu'il y ait de l'exaspération"  de la part des taxis.

La justice reproche à Uber d'avoir  abusivement présenté son application comme service de covoiturage. Condamné en premier instance, le groupe américain a fait appel de cette décision, ce qui suspend son exécution. La justice doit se prononcer en octobre prochain.

Selon le ministère de l'Intérieur, 10 personnes ont été interpellées et 7 policiers blessés durant les actions de jeudi 25.

 

Les chauffeurs de taxi dénoncent la concurrence déloyale de l'application UberPop.


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