Migrants à Calais: Yann Moix s'en prend violemment à Emmanuel Macron (vidéo)

Tribune

Migrants à Calais: Yann Moix s'en prend violemment à Emmanuel Macron (vidéo)

Publié le :

Lundi 22 Janvier 2018 - 09:57

Mise à jour :

Lundi 22 Janvier 2018 - 10:11
Dans une tribune publiée dimanche dans "Libération", Yann Moix s'en est pris à la politique migratoire d'Emmanuel Macron, affirmant que "des actes criminels envers les exilés" étaient commis à Calais. L'écrivain a tenu à lui faire comprendre qu'il le tenait comme seul responsable de la situation.
©Baltel/Sipa
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Yann Moix n'a pas mâché ses mots et s'en est pris une nouvelle fois à la politique migratoire d'Emmanuel Macron. Dans une tribune publiée dimanche 21 dans Libération, le chroniqueur d'On n'est pas couché s'est directement adressé au président de la République lui faisant part de sa colère, notamment suite à ses récentes déclarations.

"Chaque jour, vous humiliez la France en humiliant les exilés. Vous les nommez migrants: ce sont des exilés. La migration est un chiffre, l’exil est un destin. Réchappés du pire, ils représentent cet avenir que vous leur obstruez, ils incarnent cet espoir que vous leur refusez", a-t-il commencé à écrire, laissant entendre qu'il était le seul responsable de cette situation: "Je ne m'en prendrai ici qu'à vous. Et à vous seul".

Vidéo à l'appui, l'écrivain a fait part de son indignation. "J’affirme, M. le Président, que des fonctionnaires de la République française frappent, gazent, caillassent, briment, humilient des adolescents, des jeunes femmes et des jeunes hommes dans la détresse et le dénuement. Je l’ai vu et je l’ai filmé", a-t-il écrit, estimant que son action était inefficace : "Je ne suis pas, comme vous dites, un commentateur du verbe: je suis un témoin de vos actes. Quant à votre verbe, il est creux, comme votre parole est fausse et votre discours, double".

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Pour rappel, le chef de l’Etat s'était rendu à Calais le 16 janvier dernier où il avait salué le travail des forces de l’ordre. "Le travail de policier est peu reconnu, souvent caricaturé. Les critiques ne visent qu’un but, mettre à mal la politique mise en œuvre par le gouvernement", avait-il déclaré expliquant qu'il ne pouvait "pas laisser accréditer l'idée que les forces de l'ordre" exerçaient "des violences physiques". "Si cela est fait et prouvé, cela sera sanctionné", avait-il ajouté, provoquant l'ire de l'écrivain.

Le qualifiant de "Tartuffe", Yann Moix a continué sa missive, écorchant encore un peu plus l'image du chef de l'Etat. "Soit les forces de l’ordre obéissent à des ­ordres précis, et vous êtes impardonnable ; soit les forces de l’ordre obéissent à des ­ordres imprécis, et vous êtes incompétent", a-t-il écrit décrivant au passage le quotidien des exilés à Calais: "Saccages d'abris, confiscations ­d'effets personnels, pulvérisation de sacs de couchages, entraves à l'aide humanitaire".

Pour finir, Yann Moix a fait comprendre au chef de l'Etat qu'il ne craignait pas une plainte en diffamation. "Je ne sais pas exactement de quoi vous êtes responsable ; je sais seulement en quoi vous êtes irresponsable. Vous pouvez porter plainte contre moi pour ­diffamation ; la postérité portera plainte ­contre vous pour infamie".

Yann Moix s'en est pris à la politique migratoire d'Emmanuel Macron.

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