Alep: les bombardements continuent, Moscou déploie des armes de défense antiaérienne

Escalade de la violence

Alep: les bombardements continuent, Moscou déploie des armes de défense antiaérienne

Publié le :

Mercredi 05 Octobre 2016 - 11:51

Mise à jour :

Mercredi 05 Octobre 2016 - 12:17
La Russie fait bouger ses pions dans la guerre en Syrie. Moscou a installé des systèmes de défense dans la ville de Tartous, au nord-ouest du pays.
©Karam al-Mastri/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Nouvel épisode de la guerre en Syrie: la Russie a déployé des systèmes de défenses antiaériennes S-300 à Tartous, une ville côtière située au nord-ouest du pays. Notamment présente sur la base aérienne russe de Hmeimim dans la ville de Lattaquié en Syrie, ces systèmes d'autodéfense permettent à la Russie de bloquer et défendre toutes ses bases placées dans le pays. Cette information a été annoncée mardi 4 par le ministère russe de la Défense. Moscou avait déjà remilitarisé cette base aérienne, après qu'un de ses avions ait été abattu par la Turquie au-dessus de la frontière turco-syrienne au mois de novembre 2015.

Plusieurs questions se posent à la suite de ce déploiement de défense antiaérienne. En effet, les groupes armés que la Russie veut combattre en Syrie comme le Front Fateh al-Cham ou Daech n'ont pas d'aviation. Le Pentagone par le biais de son porte-parole Peter Cook, s'inquiète de l'adversaire que vise réellement Moscou. Il a notamment déclaré:"Il faut que ce soit clair pour les Russes et pour tous ceux qui opèrent en Syrie que nous prenons très au sérieux la sécurité de nos aviateurs".

Igor Konachenkov, porte-parole du ministère des Affaires étrangères a précisé dans un communiqué: Ce système est conçu pour assurer la sécurité de la base navale de Tartous (…) Nous rappelons que le S-300 est un système uniquement défensif et qui ne menace personne". La Russie a fait cette annonce au moment où Washington a décidé de suspendre les négociations d'un cessez-le-feu en Syrie avec Moscou à la suite de la destruction du plus grand hôpital de la ville d'Alep lundi 3.

Accusé par une bonne partie de la communauté internationale de bombarder des zones abritant des civils à Alep, la Russie quant à elle assure ne viser que les groupes djihadistes.

Les ONG présentes sur place tirent la sonnette d'alarme et confirment que 250.000 personnes dont près de 100.000 enfants sont privés d'eau et de nourriture. Au niveau sanitaire, la situation se dégrade à vue d'œil. L'OMS a affirmé qu'il ne restait plus que six hôpitaux en état de marche dans la ville mais seulement un seul est en mesure de soigner les grands blessés.

 

A Alep, près de 100.000 enfants sont désormais privés d'eau, de nourriture mais aussi d'électricité.

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